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 Titans pv/ Radoslav.

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Hero

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MessageSujet: Titans pv/ Radoslav.   Mer 23 Déc - 2:00


Dimanche. Qu'est-ce que cela signifiait ? Pas grand-chose, pour certains. Mais pour la chienne de barre des Rusher, cela signifiait énormément. Une unique et journée de repos pendant laquelle Ronald les emmenaient parfois tous, parfois que quelques uns, en ville. Une journée de liberté, une journée sans tirer ces charges terriblement harassantes, si lourdes. Une journée sans l'obscurité des mines, sans la suie, la poussière, la toux, son dos qui lui faisait tant souffrir. Hero avait collé aux basques de son musher tout le début de matinée afin de ne pas se faire oublier, agissant comme l'un de ces bons Deepbreath. Quelques autres chiens miniers auraient bien pu se moquer d'elle s'ils n'étaient pas trop terrifiés par une hypothétique représailles certainement fatale pour eux. Alors il se gardaient bien de dire quoique ce soit, préférant détourner le regard. L'imposante femelle aux mirettes d'or cessa finalement son manège lorsque le minier poussa un soupire d'exaspération, la décalant un peu de son pied, lui offrant un regard courroucé. Il avait terminé ses préparations pour partir la journée en ville.

« C'est bon, calme toi l'cabot, je t'embarque de toute façon. », fit l'homme en offrant un léger regard du coin de l’œil à sa chienne de barre. Celle-ci n'affichait aucune expression particulière, tentant surtout de comprendre entièrement les paroles de Ronald. Puis, il vérifia qu'elle avait bien son collier avant d'hocher légèrement sa tête, cherchant par la suite du regard son chien de tête, certainement sa fierté, le chien-ours. Radoslav. Cette journée, l'homme des mines semblait désireux d'emmener ses deux plus imposants canidés en ville, cependant, également les plus dangereux pour les autres. Avait-il une idée derrière la tête ? Il siffla, appelant Radoslav alors qu'Hero avait abaissé légèrement ses oreilles, dérangée par les aboiements furieux d'un autre chien tout près. Un sourire satisfait orna les lèvres de l'homme qui s'approchait du chien de tête des Rushers, suivi par Hero. Ils allaient finalement partir.

**

« Comme ça, je ne vous perdrais pas. », déclara fièrement le minier en attachant les deux énormes chiens entre-eux. Une solide corde était reliée du collier de la femelle à celui du mâle. Pour ainsi ne pas en perdre un ? Il y avait par ailleurs moins de risque, c'était certain et Ronald n'avait aucune envie de tenir les deux chiens en laisse un par un. Il avait autre chose à faire. L'homme fit signe aux deux canidés de le suivre. Intriguée par cet étrange manège, Hero scrutait avec attention la corde, finissant par couler ses orbes d'or sur l'énorme Radoslav. Le chien de tête, puissant, imposant et dégageant une prestance sans pareille. La tricolore avait toujours prit soin de prendre ses distances avec lui, ayant conscience qu'il provenait des combats et que, comme elle, il était instable. Tout dépendait du comportement de l'autre. Hero savait rarement comme elle réagirait et avait donc préféré prendre ses distances. Il semblerait qu'aujourd'hui, cela soit complètement différent.

« Attendez-ici. », fit Rusher en entrant dans une boutique. Hero se laissa tomber sur son arrière-train, observant un instant avec un calme olympien l'endroit. A vrai dire, elle était tant soulagée d'avoir quitté pour la journée le camp, les autres chiens, les mines, qu'elle serait capable de tout pour être sage et pouvoir ainsi revenir. A cet instant, la femelle colossale n'avait plus grand chose du monstre dont les autres se plaisaient à parler, elle avait plutôt une mine de chiot, la tête haute, scrutant la porte. Mais, surtout, la présence de Radoslav non loin lui... offrait une once de peur qui courait doucement dans son estomac, chahutant avec. Une peur qu'elle ne laissait pas voir ni sentir, se contrôlant pour l'instant à merveille.

Ce fut cependant jusqu'à que trois bâtards des rues ne s'approche, arborant des mines mêlant perfidie et arrogance. Ne sentaient-ils pas que ces deux chiens là, il ne fallait pas les approcher ? Visiblement, si les chiens miniers avaient comprit, Hero n'était pas suffisamment venue en ville pour qu'on connaisse son mental. Pour que les rumeurs aient filés dans les rues de la ville. Les trois cabots restèrent à une certaine distance, les lorgnant, un sourire mauvais sur leurs lèvres noircies.

« Dégagez de là les gentils toutous. C'est notre coin, si vous voulez rester va falloir nous filer quelque chose en échange. », il grogna. Hero abaissa ses oreilles et se détourna vers lui, les poils déjà hérissés. Ses muscles se tendaient, ses pattes se mettaient doucement à trembler... d'excitation ? Il n'en fallait que peu pour que la tricolore ne se mette à déchiqueter tout sur son passage, et le fait qu'elle soit attachée à son leader, elle l'avait déjà oublié. Elle ne comptait ni parler ni prévenir avant d'exterminer ce canidé un peu trop sûr de lui.

Ils avaient intérêts à sentir la puissance des ces colosses. A fuir.

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Radoslav

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MessageSujet: Re: Titans pv/ Radoslav.   Mar 29 Déc - 1:06

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« Titans »
Kill them !
Dimanche.
Pas de travail aujourd’hui. Voilà qui est problématique : à quoi va-t-il bien pouvoir passer sa journée ? La mine renfrognée, les muscles tendus, il n’est pas de bonne humeur. Il n’aime pas le dimanche. Ce jour-là, les chiens qui n’en profitent pas pour se reposer sont surexcités et dépassent les limites sans même s’en rendre compte. C’est incroyablement dangereux de leur part car, s’ils sont moins vigilants quant à leur attitude, lui-même est beaucoup moins clément. Quand il est de mauvais poil, mieux vaut prendre le plus de distance possible et ne surtout pas venir le tenter.

Avec un peu de chance, les mineurs organiseraient un combat ce soir. Ils le font souvent les week-end. C’est à cet espoir qu’il se raccroche tandis que, roulé en boule dans un coin du campement, il darde ses congénères à quatre pattes de regards menaçants. C’est là qu’il compte passer sa journée, jusqu’à ce qu’on l’appelle pour dîner et combattre. Le nez enfoui dans son épais pelage, il attend avec une patience irréelle que le temps passe.

Un sifflement retentit. Il dresse la tête et écoute, reconnaissant sans mal l’appel de son maître. Il se lève donc dans une obéissance parfaite et va à sa rencontre d’une démarche imposante, fier de retrouver cet homme aussi forgé par la vie que lui-même. En s’approchant, il voit qu’il est déjà accompagné de leur vigoureuse chienne de barre, qu’il salue d’un hochement de tête – avant de jeter un regard courroucé à un chien qui ne cesse d’aboyer. Ce dernier ne comprend pas l’avertissement. Par chance pour lui, Ronald embarque déjà son chien de tête – il n’est pas question d’un affrontement maintenant. Dommage.

***

Le voyage se fait en silence. Les trois êtres marchent dans la neige, utilisant l’unique route qui relie la mine à la ville. L’humain en tête, les chiens derrière. La tête haute et l’œil vigilant, il surveille les alentours mais ne rencontre que l’éternelle solitude de l’Alaska. Bien vite, et dans un silence presque religieux, seulement interrompu par le craquement de la neige sous leurs pas, ils parviennent en ville.

Là, Ronald se tourne vers ses bêtes. Celles-ci ne font que l’observer sans mot dire. Et voici que l’homme se met en tête de les attacher ensemble, de les lier d’une même corde. Le leader ne pipe mot et présente son collier à l’étoile d’or à son maître sans aucune réticence. Le voilà alors enchaîné à Hero. Il ne lui jette même pas un regard, bien qu’en vérité, cet état de fait ne le dérange pas plus que ça. La chienne est une bonne travailleuse qui parle peu, ne se plaint jamais et ne lui cherche pas de noises. Elle est en haute place dans son estime, et c’est la raison pour laquelle il accepte aussi facilement d’y être attaché.

Le musher a des emplettes à faire, et il ordonne à son escorte de l’attendre à la porte d’une boutique. Le mastodonte s’assied dans la neige, surveillant du coin de l’œil le comportement de son acolyte. Elle fait de même et attend sagement leur maître sans, semble-t-il, lui prêter la moindre attention. Il sait qu’il peut lui faire confiance, et il se détourne d’elle pour veiller sur la rue.

Trois bâtards s’approchent. Il fronce le museau, appréhendant déjà la suite. Ces jeunots puent l’assurance et un ego démesuré – en voilà trois qui n’auraient jamais dû naître… Il les fixe d’un regard mauvais, ne doutant pas un instant que sa compagne de mésaventure l’imiterait – ainsi, quatre orbes d’or avertissent les trois sans-collier de ne pas s’approcher davantage. Ils n’écoutent pas. Ils auraient dû.

« Dégagez de là les gentils toutous. C'est notre coin, si vous voulez rester va falloir nous filer quelque chose en échange. »

La femelle démarre au quart de tour. Il en est fier, terriblement fier – en voilà une qui ne se laisse pas faire. Hero ne ressemble en rien aux frêles demoiselles d’ici, tout juste bonnes à se pavaner et à filer devant des traîneaux de course. Non, la chienne de barre est à l’image des femelles qu’il a toujours connues, celle de son pays : forte, fière, brave. Il est heureux de la compter parmi les siens.

Mais il n’a pas le temps de penser à la douce grâce de posséder une telle alliée : ces gamins ont osé lui manquer de respect, l’insulter. Fidèle à sa parole, il devrait les tuer pour un tel affront. Personne ne sous-estime un Rusher impunément. Un mince sourire se dessine sur ses babines alors qu’il est toujours empreint de ce calme olympien si commun à sa personne. Ils n’ont pas de collier. Dommage, car un tel objet les aurait sauvés.

« Ils sont de la rue ! Tue-les ! »

Sa voix tonne comme mille rugissements, brisant d’un coup sec la quiétude apparente de cette rue commerçante. Il ne grogne pas, ne prévient pas : instable, la bête fonce d’un bond sur ses adversaires. Il espère que son zèle et que son ordre toucheraient assez l’âme d’Hero pour qu’elle ne se retienne pas et les réduise en miettes. Il sent la courte corde qui les lie se tendre – tant pis, si elle ne le suit pas, il la tirerait quand même. Il n’était pas du genre à se laisser entraver.

Sa mâchoire d’acier se referme sur le dos du plus gros des trois. Celui qui a parlé, le petit chef de gang, il le laisse à la tricolore – qu’elle lui arrache la gueule ! Qu’elle lui déchiquette le museau ! Le troisième pousse un cri d’horreur et s’enfuit sans demander son reste, abandonnant là ses deux ‘amis’. Le chien-ours jette celui qu’il a attrapé à terre, lui écrase la gorge d’une patte, essaie de mordre. Le pauvre se défend tant bien que mal à l’aide de ses pattes, mais voici que le monstre referme l’étau qui lui sert de bouche sur les coussinets du malheureux. Il les broie sans pitié, le goût du sang emplit ses papilles gustatives, les cris de douleur résonnent à ses oreilles.

Il le lâche alors, si soudainement qu’il l’a saisi, et le jette d’un coup de pattes loin de lui. Leurs victimes ont trop crié. Ronald sort de la boutique. Le chien de tête, les babines retroussées, fixe son humain d’un regard plein de défi. Non, il ne serait pas blâmé. Pas lui. Ces chiens n’appartiennent à personne : ce ne sont que des vermines que tout homme désirerait retrouver morts. Il a rendu service en les punissant, il n’a rien fait de mal.

Il défie le musher du regard et finit par remballer les crocs. Hero aussi s’est battue. Voilà maintenant longtemps qu’une telle adrénaline n’avait pas couru ses veines : se battre aux côtés d’un autre chien était décidément vivifiant !

« Bien joué, Geroinya. Tu as été parfaite. »

Et il lui offre un regard fier, un sourire paternel. Tous n’auraient pas été si doués qu’elle… Il reporte son attention sur Ronald. Il n’est pas très content. Et alors ? Il ne se séparerait jamais de ses deux meilleurs éléments pour de pauvres vagabonds blessés, peu importe si les habitants de la ville murmuraient entre eux combien ces chiens des mines étaient dangereux et devaient être abattus. Ronald n’est guère du genre à se laisser influencer… En vérité, le chien de tête soupçonne même son maître d’apprécier ces mauvaises rumeurs. Aime-t-il à ce point jouer les méchants ?

Quoi qu’il en soit, les cabots ne sont pas punis. Certes, leur maître les réprimande un peu fort, mais rien de bien ingérable. Bien vite, il se calme et les emmène plus loin, où il les abandonne une nouvelle fois dans la rue pour continuer ses affaires – logique, il ne va pas non plus jeter tous ses plans à l’eau à cause du comportement plus qu’inapproprié des chiens du quartier… A nouveau seuls, et ragaillardi par cette mésaventure, il ose adresser la parole à sa congénère.

« Tu m’impressionnes, Geroinya. Je ne te savais pas si impulsive. »

C’est un compliment, et son ton est gai. Ses paroles sont sincères, sa bonne humeur revenue.
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MessageSujet: Re: Titans pv/ Radoslav.   Mer 30 Déc - 14:38


« Ils sont de la rue ! Tue-les ! »

Les pupilles du monstre de Barre se rétractèrent soudainement sous l'ordre de Radoslav. Ils étaient de la rue. Il fallait purger cet endroit de ces imbéciles de clébards dont personne ne se souviendrait. Ordre comprit. A l'instar de son leader, aucun grognement ne s'échappait de sa cage thoracique pour venir faire vibrer l'air, aucun aboiement de fureur. Elle ouvrit sa gueule et découvrir ses crocs immaculés, sa gueule semblait immense, elle abritait mille promesses de mort assurée à celui qui avait osé les défier. La corde se tendit un instant mais Hero banda ses muscles et bondit dans la poudreuse, elle percuta de plein fouet le petit chef du groupe, l'empêchant de tomber en refermant sa gueule sur se gorge. Le troisième fuyait mais la femelle n'y fit aucunement attention, annihilant purement et simplement la vie de cet être là qui tentait vainement de se débattre. Il avait bien vite ravalé sa pseudo-fierté, hurlant de douleur, de terreur, suppliant. Inutile de supplier la Mort. On le savait pourtant bien. Hero relâcha sa prise et le laissa tomber au sol comme un pantin désarticulé, l'observant un bref instant avant de s'emparer de son oreille gauche, le tirant, le secouant dans tous les sens de sa force de titan, les oreilles en arrières. Le blanc se voyait tâché par le sang des deux canidés.

Hero, relâcha l'oreille à moitié déchirée, refermant une dernière fois sa gueule, cette-fois sur le maigre crâne du clébard des rues qui avait préalablement tenté en vain de se défendre. Que faire face à ce montre ? Elle ne sentait même pas les coups de griffes et de crocs qu'il avait tenté, envahie par une furieuse envie de destruction, elle tremblait de rage, enfonçant avec avidité ses crocs dans le crâne du canidé. Ce-dernier, langue pendante ne semble plus réagir. Mort ? Soit il l'est déjà, soit il mourra. La rue ne pardonne pas les chairs à vifs. C'est le son de la voix de Ronald qui tire finalement la tricolore de sa transe mortelle, la faisant lâcher le crâne ouvert du pauvre chien trop sûr de lui qui s'étale dans la neige. L'imposante femelle se détourne doucement, la gueule en sang bien que ce ne soit pas le sien, ses pupilles rétractées redeviennent peu à peu normal mais les sons ont du mal à revenir correctement. Ses prunelles d'or pivotèrent finalement lorsque Radoslav prononça des paroles à son attention. Il sourit, avec affectuosité, de façon paternel et Hero sent un sentiment de satisfaction l'envahir, chassant l'excitation du sang. Cependant, son souffle vif témoigne de ce sentiment qui met du temps à s'évanouir.

Emmenés loin des cadavres, du sang, dans un coin que leur Musher aura jugé plus tranquille, après une ultime pseudo engueulade, Ronald Rusher s'éloigne. Hero ne dit tout d'abord rien, fixant ses pattes noires, fronçant son museau à cause de l'odeur du sang qui persiste, comme dégoûtée alors qu'ils viennent tout deux de réduire à néant deux vies. Mais, ils doivent le retenir. Un Rusher ne se laissera jamais insulter, les retombées seront toujours là. Quelle idée de folie aura traversé l'esprit de ces trois canidés ? Hero chasse ses pensées et observe Radoslav qui semble tout guilleret, lui offrant un compliment que la femelle de barre ne sait comment prendre. Impulsive. Certes. Instable, également. Sur ces points, le chien de tête et celle de barre se ressemblent atrocement. Il n'y a eu aucuns grognements inutiles, aucunes paroles, juste de véritables actes.

« Merci, souffla la jeune chienne sans sourire, calmant peu à peu sa respiration, tentant d'oublier l'accrochage. Seulement, la bête est éveillée et à présent, aucun autre ne chien n'a intérêt à leur chercher des noises. Cela risque d'être fort plus sanglant. Vous êtes aussi fort. C'est... Agréable de combattre à vos côtés. »

Hero avait toujours été scrupuleusement respectueuse envers Radoslav, moins par peur que par véritable respect. Parce qu'il était leur chien de tête ? Celui qui les guidait ? Mais pas seulement, il veillait sur eux, était toujours présent pour les protéger et en dépit de ce caractère au moins aussi compliqué que le sien, il était compréhensif. Puissant également, il participait souvent aux combats les plus ardus. Ronald semblait avoir une confiance énorme envers son chien de tête. Alors, Radoslav était certainement le canidé que la femelle tricolore respectait le plus, malgré les surnoms atypiques qu'il leur donnait, elle ne comprenait pas. Cela devait venir de son pays.

« Pourquoi ce surnom... Gero...Geroinya ? »
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Radoslav

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MessageSujet: Re: Titans pv/ Radoslav.   Jeu 31 Déc - 19:14

ft.
Hero
677 mots
« Titans »
Where I come from
« Merci. Vous êtes aussi fort. C’est… Agréable de combattre à vos côtés. »

Son orgueil, nourri par la politesse et les compliments de la femelle – sans oublier sa très récente victoire sur ces clébards –, ne fait que grossir encore et encore. Mais, aussi contradictoire que cela puisse paraître, il se montre terriblement modeste. Serait-ce de l’hypocrisie, de la fausse modestie pour se faire bien voir ? Non, sûrement pas. Acceptant les compliments d’un hochement de tête, le chien se rengorge de fierté mais n’en montre rien, dans la modestie noble et bolchevique des grands généraux de chez lui.

« Pourquoi ce surnom... Gero... Geroinya ? »

Le voilà qui perd soudainement de son ego. Son sourire s’efface, son visage se fait sérieux. Son regard se trouble et, pour l’une des rares fois de sa vie, il laisse apparaître un soupçon de vulnérabilité. Car le molosse n’est pas invincible, et il se raccroche désespérément à ses faiblesses à chaque fois qu’il prononce un mot de son pays. Le leader n’est en Alaska que depuis peu et, bien qu’il se refuse à l’admettre, il ne parvient pas à s’habituer à Konik. Pourtant, la contrée d’où il vient et celle-ci sont pareilles en tous points – mais pas pour lui. Les esprits, les mentalités et les valeurs sont bien trop différents. Même la neige lui est étrangère.

Il déglutit difficilement, le cœur serré par le mal du pays qui le ronge. Les yeux assombris tournés vers la rue, mais plongés dans le vide, voient se dessiner devant lui des paysages d’autrefois, des hommes d’un autre monde, des chiens fiers et forts qui portent tous l’Étoile. Mais aujourd’hui, il est le seul à en porter une au collier et, tandis qu’il sent le froid métal à travers sa fourrure, il se raccroche encore et toujours à cet unique symbole familier.

« Pardonne-moi, fait-il d’une voix basse. J’espère que je ne t’ai pas offensée en t’appelant ainsi. »

Ses yeux quittent ces visions d’antan et il se tourne vers la tricolore, un sourire triste sur le visage. Dans un regain de fierté, il tente de dissimuler son mal-être en durcissant son regard, car il n’est pas coutume pour Radoslav que de montrer ses sentiments.

« C’est le nom que tu aurais eu de là d’où je viens. »

Il n’a pas su s’intégrer. Il a eu énormément de mal à s’habituer à l’étrange langage des humains et, encore aujourd’hui, il ne comprend pas leurs paroles. Heureusement, Ronald ne se fait comprendre que par des ordres simples, secs et répétitifs ou par des gestes dont la signification est évidente. Mais alors que la plupart des chiens de Konik comprennent sans mal l’anglais de leurs maîtres, lui n’en saisit pas une syllabe. Il sait que Ronald l’a réprimandé pour avoir attaqué un chien errant – mais qu’a-t-il exactement dit ? Ça, il n’en sait rien.

« Je dois t’avouer qu’il m’est difficile de m’arracher à mes coutumes. »

Et ses coutumes veulent que les femelles aient un nom qui finisse de manière féminine, ce qui n’est, à ses yeux, nettement pas le cas d’un nom tel qu’Hero. Pareil pour Sam, me direz-vous.
Dans une vaine tentative d’égayer l’atmosphère, son ton tente de se faire réjoui – en vérité, il n’est que moqueur et mesquin. Le chien se moque de lui-même, de sa faiblesse, de son incapacité à encaisser le choc de sa nouvelle vie. Voilà qui n’est guère digne d’un haut gradé… Mais, il doit l'avouer, il se sent perdu ici. Seul, abandonné dans un monde auquel il est étranger. Et son monde à lui lui manque terriblement. Alors, il essaie de se rapprocher de son attelage, veut protéger les siens des démons qui le tourmentent – mais même eux ne comprennent pas son comportement. Dans la mine d'or de Konik, c'est chacun pour soi dans l'anarchie la plus totale. Dans la mine de vanadium de Carélie, on se soutient chacun de son côté en respectant une hiérarchie et une discipline parfaites. Deux formes de solitude assez semblables, mais entièrement différentes…
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