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 Dolché Vita [pv]

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MessageSujet: Dolché Vita [pv]   Ven 4 Déc - 21:43

"Bong".

Les pattes de Silence posées sur le rebord de la fenêtre vibrèrent sous la raisonnance du choc. 19h00 pile. L'heure du rendez-vous. Frétillant, le long fouet qui servait de queue à la Galga se mit à remuer de gauche à droite. Les humains étaient partis il y a peu, si bien que la chienne s'était permis d'avancer jusqu'à la fenêtre pour attendre Dolché. Les deux animaux se voyaient de temps à autre, au rythme des absences des bipèdes du mâle. Par chance, ces derniers n'étaient pas du genre casaniers, ainsi, les amis pouvaient régulièrement se donner rendez-vous. Ils pourraient le faire encore plus d'ailleurs, seulement la Galga se refusait à profiter de son aîné. Elle voyait d'un mauvais oeil les canidés entrant dans la maison de Dolché uniquement pour l'écouter ou profiter de ses croquettes. Pour sa part, elle le faisait uniquement en dernier recours, lorsqu'après plusieurs chasses ratées, l'épuisement s'emparait de sa personne. Moins souvent désormais, le lévrier frôlait le seuil de la mort, bien que la vie de vagabonde demeure difficile.

Néanmoins, se plaindre ne servant à rien, Silence se contentait de profiter des bons moments de la vie comme ses retrouvailles avec Dolché. Craignant toujours autant les humains, elle tressaillait à chaque petit bruit, même en sachant que ceux du chien de maison étaient partis, enfants y compris.

Heureusement Dolché ne tarda pas. Silence le reçut avec les fêtes habituelles puis le guida vers la petite banquise, étendue assez limitée mais suffisamment ouverte pour s'amuser.

-On court ?

Demanda joyeusement le lévrier en se mettant en position d'un air compétitif. Depuis qu'elle lui avait promis de le sortir de chez lui pour l'aider à retrouver le chien en lui, elle n'avait de cesse de le tester. Heureuse de retrouver son camarade, et pleine d'un lapin fraîchement tué-même si un autre en-cas n'aurait pas été du luxe.- la femelle débordait d'énergie. Tandis que la nuit s'annonçait déjà sur Konik, épousant la première couleur de son pelage, et préparant les étoiles qui égaleraient la seconde, Silence frétillait aux côtés de Dolché. Fidèle à sa race et à son nom, pas un jappement ne s'échappa de sa gorge, son désir épicé d'une touche d'impatience se lisant simplement dans ses traits. Sa vie de solitaire affamée n'était pas simple mais elle l'appréciait, surtout en ce moment.
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Dolché

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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Ven 4 Déc - 23:57


Icy ParadiseSilence & Dolché

Des rendez-vous secrets.
Au début, ils avaient été très espacés – le temps que Silence ait plus confiance en lui. Mais maintenant que les deux chiens se connaissaient mieux, ils n’hésitaient plus à se retrouver dès que les humains du citadin s’absentaient pour la journée. Etrangement, Silence ne profitait pas toujours de ses visites pour manger, ce qui surprenait Dolché. Pourquoi se priver alors qu’elle avait tout sous la patte ? Par orgueil, peut-être ? Quoi qu’il en soit, le semi-berger n’était pas du genre à forcer quiconque à vider sa gamelle… Mais ce serait de mentir que de dire qu’il ne s’inquiétait pas constamment de la maigreur de la galga – le pauvre avait du mal à saisir qu’il était normal pour elle d’être aussi fine.

Dix-neuf heures tapantes. Avec une ponctualité remarquable, Silence vint frapper à la fenêtre. Dolché esquissa un sourire devant l’enthousiasme de la demoiselle et alla la rejoindre dehors. Après l’avoir saluée, il la suivit en direction du périmètre de la ville. La petite banquise était apparemment sa destination, et le citadin la suivit en souriant doucement. Il savait que la glace, même à l’approche de l’hiver, était trompeuse et en avait piégé plus d’un. Mais Silence avait l’air de flotter sur la neige. Il ne craignait pas pour sa sécurité à elle – en ce qui le concernait lui, il n’aurait qu’à faire attention et ne pas trop s’avancer sur la banquise.

« On court ? »

Il leva un sourcil inquisiteur, un sourire au coin des babines. Un lévrier qui vous défie à la course… c’était un comble ! Surtout que Dolché n’était pas vraiment du genre à faire beaucoup d’exercice. Mais il n’était pas non plus du genre à jouer les rabats-joie.

« Tu triches, Silence. »

Son ton était amusé, à demi sérieux. Loin de lui l’idée de décevoir son amie, mais il n’avait pas confiance en la solidité de la glace sous leurs pattes.

« Cet endroit est dangereux pour les gros chiens comme moi. Mais toi, vas-y, va courir ! Je te regarde. »

Et il s’assit résolument sur le sol glacé, adressant un sourire bienveillant à la jeune femelle. Elle avait l’air d’avoir toujours besoin de se dépenser, comme si ses pattes si frêles n’étaient pas faites pour rester immobiles. De plus, Dolché ne se lassait jamais de la voir courir : elle était si rapide ! Et son corps bougeait de façon très différente de celle des chiens d’attelage. C’était toujours un spectacle des plus intrigants, que le semi-berger attendait presque avec hâte.

© Lady
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Sam 5 Déc - 0:57

-Oh. Je n'y avais pas pensé.

Sa longue queue fine retombant le long de ses flancs, Silence avait baissé la tête en harmonie avec ce geste désolé. Sa vie d'errance l'avait rendu mature plus vite, néanmoins elle restait une gamine d'un an, parfois peu consciente des risques, d'autant plus que son sens du danger s'était bien émoussé. Devoir se débrouiller seule depuis ses 8 mois rendait acceptable des risques que personne ne prendrait, sans compter, cette fois, le paramètre de l'oubli. Grande mais fine pour ne pas dire maigre-même si elle avait reprit un peu de poids depuis qu'elle connaissait Dolché, surtout que l'âge avançant, elle s'étoffait.- la chienne pensait 22 kilos toute mouillée; elle n'avait pas songé que son compagnon pesait peut-être le double.

Pour autant, son ami qu'elle surveillait d'un coin d'oeil honteux ne sembla pas fâché. En réalité, son sourire étirant ses babines montrait une joie certaine qui revigora la Galga. Ses pattes avant fléchirent presque seule, lui laissant peu de choix quant à la suite des événements. Le derrière en l'air, sa longue queue formait des genres de rond au-dessus de son dos à force de s'agiter de façon anarchique.

-Je triche pas, moi, jamais !

Un de ses rares aboiements franchit le seuil de ses lèvres, unique prévision d'un départ fulgurant. Sautant et bondissante, la jeune chienne s'appliqua même à passer au-dessus de son ami. Sur le coup, elle avait eu peur de rater mais son coup de rein n'était plus à prouver. D'ailleurs son instinct vexé lui avait bien fait comprendre qu'il n'y aurait pas de souci en la lançant directement sur la poitrine de Dolché. Au dernier moment, le lévrier l'évitait, soit en sautant par-dessus, soit en effectuant un virage au moment ultime, sa queue se balançant du côté opposé en une fraction de fraction de secondes. Cette dernière claquait sèchement dans le vide, lui permettant de tourner rapidement. Contente, elle galopait comme une folle mais toujours en silence, furtive comme le vent.

Enfin, ignorant comment son ami avait prit ses feintes-voir un chien débarquer en pleine face ne donnait pas toujours confiance, si mince soit-il.- la chienne arrêta ses jeux pour se poster aux côtés de son ami. Son souffle rendu visible par le froid était un peu plus court. Il faut dire qu'elle s'était bien dépensée pendant ces deux petites minutes et même si son corps fourmillait toujours, un petit repos ne serait pas de trop.

-Aujourd'hui c'est spécial. Je te laisse choisir la leçon.

Fit-elle en souriant, c'était un cadeau de la maison mais aussi une façon de tester Dolché. Elle voulait savoir s'il avait réellement envie de connaître autre chose que le confort de sa maison, s'il commençait à sentir son instinct s'éveiller. Dans ce cas, Silence serait plus qu'heureuse de le voir échapper petit à petit de sa prison dorée, de l'autre elle s'en fichait, elle l'aimerait quand même. Ils étaient bien là, sur cette petite banquise pour discuter. Sans exercice, course, apprentissage, ce devait être bien aussi. Le froid la faisant frissonner la Galga se rapprocha de son ami semi-berger, posant sa tête contre son épaisse fourrure et levant les yeux vers le ciel.

-Elles nous ressemblent-Commença la Galga en désignant les étoiles qui commençaient déjà à apparaître de son regard mordoré.- de jour, elles se cachent pour mieux se voir la nuit.

Silence, détendue et philosphe voir un brin poétique ? Seul Dolché y avait le droit.

-Comment vas-tu toi ?

Acheva la chienne, jetant un coup d'oeil au concerné, sévère et douce à la fois. Il savait de quoi elle parlait et avait intérêt à ne rien lui cacher.
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Mar 8 Déc - 1:43

Dolché Vita
Be more careful, dammit !
ft. Silence
786 mots
Elle démarra au quart de tour.
Dolché n’eut pas le temps d’anticiper quoi que ce soit. Il eut le réflexe de se baisser quand elle bondit par-dessus lui mais, perdu, n’avait pas encore compris ce qu’était cette boule de canon noire qui fonçait encore et encore sur lui, jusqu’à dévier au dernier moment. Très vite amusé par le comportement de son amie, il se mit à rire gaiement en se rendant compte de sa vivacité. La queue de la demoiselle claquait dans le vent au rythme de ses virages terriblement serrés – un bruit qui ne manquait pas de rappeler au citadin le martinet utilisé par ses maîtres pour corriger leurs enfants. Lui-même n’y avait jamais eu droit – dès sa plus tendre enfance, Dolché avait appris à bien se comporter à la maison. Ses bêtises, il les réservait à ses compères canins.

Enfin, Silence arrêta sa course folle. Le semi-berger fut soulagé de constater que la mince couche de glace n’avait pas cédé sous le poids-plume de la femelle – d’ailleurs, pas un craquement ne s’était fait entendre. C’était à peine si les griffes de Silence avaient crissé sur la glace. Il esquissa un sourire en coin en la voyant se rapprocher de lui au pas et à bout de souffle.

« Aujourd'hui c'est spécial. Je te laisse choisir la leçon. »

Il sentit son cœur se serrer. Silence n’avait pas oublié la mission qu’elle s’était confiée : à savoir, réveiller l’instinct sauvage du chien de salon. Mais celui-ci n’était pas très emballé par l’idée – la sauvagerie, c’était bon pour les loups ! Et puis, à quoi bon tenter le diable alors qu’il avait une vie de rêve ? Nombre de chiens rêveraient être à sa place et il était conscient de sa chance. Il n’avait pas très envie de la gâcher et d’abandonner son petit confort… Il retint un soupir, ne sachant pas trop comment expliquer ça à Silence sans la décevoir – elle ne pourrait pas comprendre, de toute façon. Mais, par chance, elle n’insista pas et vint s’asseoir près de lui en en profitant pour se coller à sa fourrure. Dolché ne broncha pas.

« Elles nous ressemblent… De jour, elles se cachent pour mieux se voir la nuit. »

Le chien pencha la tête de côté, incertain. Il observa lui aussi les premières étoiles qui scintillaient loin, très loin tout là-haut. Etait-il comme elles ? Se cachait-il le jour pour mieux se révéler la nuit ? Il n’en avait pas l’impression. La nuit, il faisait comme les humains et dormait à poings fermés. Ce n’était sûrement pas le cas de Silence – la pauvre devait être à l’affût autant qu’en plein jour, voire plus. Un instant, il se demanda si elle pouvait jamais profiter d’un repos sans tracas. Sans doute n’était-ce pas le cas.

« Comment vas-tu toi ? »

Ah, la question piège ! Dolché jeta un coup d’œil en coin à son amie qui n’hésita pas à le lui rendre. Il sentit ses babines s’étirer en un petit sourire narquois et retourna son regard vers les étoiles.

« C’est moi qui devrais te poser cette question. »

Il n’osa pas la regarder, sentant déjà son regard désapprobateur. Les yeux fixés sur les étoiles, il continua avant qu’elle ne puisse répliquer, comme pour se justifier :

« Ce n’est pas moi qui risque ma vie à chaque coin de rue ! »

Il se leva un peu abruptement et s’avança sur la glace. Elle le suivrait sans doute. Son regard quitta les étoiles pour se mettre à fixer la croûte blanche sous ses pattes.

« Aujourd’hui, c’est moi le professeur. »

Il se stoppa net et, sans même jeter un regard au lévrier, il abattit avec forces ses pattes antérieures devant lui. Un craquement sourd se fit entendre et, en enlevant ses pattes, il vit de larges fissures se former où elles avaient frappé. Un deuxième petit coup plus maîtrisé, et un trou était fait.

« La glace est fragile. Tout comme toi. Je pourrais te briser aussi facilement que je viens de te le montrer. »

Son ton était moqueur et plutôt sombre. Il se faisait tellement de souci pour elle… Refuge des nécessiteux, Dolché avait l’habitude qu’on le sollicite. Mais Silence ne faisait appel à lui que très rarement, trop rarement.

« J’ai entendu dire que tu t’es retrouvée du côté de la mine. C'est vrai ? »

Son visage, d’habitude si léger et insouciant, se fit plus sévère. Il n’y avait pas endroit plus dangereux pour un chien à Konik – sauf, bien sûr, le territoire des loups. Que sa fragile Silence s’y soit perdue le mettait en rogne. Étrange, pour un chien d’habitude si je-m’en-foutiste…
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Mar 8 Déc - 17:22

-Ohh arrête avec ça. J'ai l'habitude tu sais.

Silence allait rajouter qu'en plus, Dolché connaissait parfaitemement la réponse à sa propre question. Un chien de rue allait ou n'allait pas selon s'il trouvait à manger ce jour là, si ses articulations lui faisaient mal où si sa dernière blessure s'était infectée. Bref, rien de nouveau, mais pour la Galga, rien de bien terrible en comparaison à la détresse mentale qu'elle avait découvert chez le semi-berger. Elle s'était depuis fait un devoir de tenter de le faire redevenir "chien". Si seulement son ami ne s'entêtait pas à croire que retrouver son instinct voulait dire devenir un loup, mais seulement être un peu moins toutou de salon. Que Dolché ait des maîtres, tant mieux pour lui, Silence n'était pas de ces vagabonds extrêmes qui refusaient toute présence bipède, leur reconnaissant une certaine utilité -du moment qu'ils l'exerçaient loin de sa personne- mais qu'il se laisse totalement aller, comme un vieil animal de 10 ans, elle ne saurait l'accepter. Pas plus qu'elle tolérait les pique-assiettes venant profiter de la chaleur du foyer de son aîné ou de sa gamelle sans rien lui offrir en contrepartie. Tout juste une petite considération.

Cependant, le lévrier dû ravaler tous ses propos car la glace s'ébranla sous ses pattes. Surprise, Silence se redressa à demi sur ses postérieurs, dans un simili "fait le beau". Un coup de rein la propulsa en arrière, la faisant se retrouver un grand pas derrière le mâle qui était l'auteur de ces fissures. Contemplant le trou de ses yeux mordorés devenus ronds sous le coup de la surprise, la chienne se rapprocha prudemment, le bout de sa longue queue rentrée entre ses pattes. Quelle mouche avait piquée Dolché ? Ou plutôt quelleS moucheS car voilà que la peluche se réveillait, s'énervait, un peu comme l'avait toujours souhaité Silence mais pas sur le bon objectif. En effet c'était à elle d'expérimenter l'agacement de celui qui, jamais n'aboyait un mot plus haut que l'autre. Un peu ironique, surtout que la raison échappait totalement à la Galga. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ainsi ? Lui rappeler ses faiblesses n'était pas spécialement sensé lui remonter le moral, encore moins l'aider à aller de l'avant. Silence griffa nerveusement la surface de la glace demeurée intacte, répondant avec un ton calme que l'on sentait forcé.

-Nombreux sont ceux qui peuvent me briser. Tous les chiens de Konik si tu veux savoir mais jusque là, aucun n'a réussi, c'est qu'il y a une raison. Et puis, pourquoi le seul qui ne veut sensément pas me faire de mal me fais maintenant cette déclaration que je connais déjà par coeur ?

La réponse ne tarda pas, ou tout du moins, une partie. Ainsi, Dolché savait que Silence s'était retrouvée du côté de la mine. Comment ? La faisait-il suivre depuis le recoin de son salon ? Bien qu'inexplicablement touchée par ce geste qui l'aurait rendue furieuse de la part d'un autre animal, le lévrier n'appréciait pas totalement l'attention.

-Oui, je me suis perdue là-bas, en chassant si tu veux savoir. Je suis aussi allée dans le Grand Désert Blanc et dans les forêts bordant Konik. Volontairement ou par hasard. Je dois chercher de nouveaux territoires, de la nourriture, c'est ma vie, c'est comme ça. Est-ce de ma faute si les humains m'ont tourné le dos ? Je fais comme je peux.

Déboussolée, Silence peinait à comprendre d'où venaient les "attaques" et surtout, pourquoi. Lui reprochait-il d'avoir pénétré dans un territoire dangereux ? Vu ses précédentes paroles, ses mots semblaient aller dans ce sens. Mais que voulait-il qu'une chienne "fragile" fasse sans maître ? Jamais la femelle pensait refaire confiance à des humains. Ni pour la toucher et encore moins pour vivre avec. En imaginant même qu'elle parvienne à pardonner les coups, le lévrier ne pourrait s'empêcher de songer à ceux du futur, si elle se cassait encore la patte, ne courrait plus suffisamment vite ou vieillissait. Pour elle, les bipèdes, c'était terminé, que lui restait-il donc à faire ? Vivre dans l'attente que ceux de Dolché s'en aille, se faufiler chez lui et vivre tel un parasite ? Dans ce cas, ce serait l'honneur de l'Espagnole qui disparaîtrait.

-Dolché, tu sembles bien conscient de ma situation, mais de la tienne ? Je sais que les chiens continuent d'affluer chez toi. Tu ne vois donc pas qu'ils profitent de toi ? Tu prends d'énormes risques pour des vagabonds qui sont ingrats la majorité du temps.

Voilà, lui aussi savait maintenant que Silence avait ses yeux et ses oreilles dans Konik. Bon, en réalité, la seule espionne engagée par la Bringée était elle-même. De plus, la découverte n'avait pas beaucoup de mérite vu que ceux qui se rendaint chez Dolché ne se cachaient pas pour le faire. La peluche avait sa petite réputation, mais pas seulement de bon ami, sinon de poire à peler jusqu'au noyau, une vache à lait bien pratique. Si la Galga se doutait que certains chiens des rues étaient réellement des amis de Dolché, elle savait que tous ne l'étaient pas. Oh non, la plupart n'étaient que des profiteurs, et cela la mettait autant en rogne que le semi-berger concernant ses escapades.

Ah qu'ils avaient l'air fin, ce duo, assis presque dos à dos maintenant, boudant chacun dans son coin. Heureusement peut-être, Silence ne supportant pas la situation vint offrir un traité de réconciliation. Elle offrit une léchouille à la joue pelucheuse de son ami, le regard malicieux du lévrier en prime.

-Je ne veux pas que tu perdes tout Dolché, les humains sont versatiles et toi, tu as trop confiance en eux, en leur aveuglement, en toi lorsque tu invites tous les chiens des rues. Si les chiots de tes maîtres parlent, c'est la fin, tu seras mis à la porte et vu comme tu te débrouilles dehors... Hum... Surtout qu'on ne peut pas dire que tu sois un excellent élève.

La mine faussement sévère, Silence provoquait le mâle d'un air désormais un peu voyou. En réalité, elle était très inquiète pour lui, craignant même d'être celle que l'on découvrirait dans la maison, l'objet de sa perte. Même le fait qu'il soit sorti ce soir n'était pas normal. Pour peu que les hommes aient oublié quelque chose-son maître revenait souvent pour prendre des clés ou sa bouteille- ils comprendraient que leur chien agissait bizarrement et ce serait le début des ennuis. Si elle leur accordait une certaine raison-personne n'aimerait qu'un membre de sa famille ouvre la porte à de tristes inconnus une fois le dos tourné- la chienne savait surtout que les hommes ne pardonnaient pas une erreur, si bonne soit l'intention de départ. Dolché serait jeté dehors, or, semi-berger costaud capable de casser la glace-ou des petites chiennes comme elle- il ne tiendrait pas dehors. Son aîné devait conserver son foyer même si pour ça, Silence devait se passer le plus possible de son aide.
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Dim 13 Déc - 17:07

Dolché Vita
There's another one like you
ft. Silence
795 mots
« Oui, je me suis perdue là-bas, en chassant si tu veux savoir. Je suis aussi allée dans le Grand Désert Blanc et dans les forêts bordant Konik. Volontairement ou par hasard. Je dois chercher de nouveaux territoires, de la nourriture, c'est ma vie, c'est comme ça. Est-ce de ma faute si les humains m'ont tourné le dos ? Je fais comme je peux. »

En chassant ? En cherchant des territoires ? Seuls les loups faisaient ça. Et les loups étaient des bêtes inconscientes, s’accrochant bien trop à leur fierté, leur orgueil et leur liberté. Ils se laisseraient mourir de faim plutôt que de se laisser approcher par un homme – une imbécillité qui leur coûtait la vie. Mais c’était leur choix et, tant qu’ils ne venaient pas déranger sa petite vie tranquille, Dolché les laissait à leur bêtise. Cependant, il avait beaucoup plus de mal à accepter celui de Silence – c’était une chienne, bon sang ! Certes, elle ressemblait plus à un échassier qu’autre chose, mais sûrement pas à une louve.

« Dolché, tu sembles bien conscient de ma situation, mais de la tienne ? Je sais que les chiens continuent d'affluer chez toi. Tu ne vois donc pas qu'ils profitent de toi ? Tu prends d'énormes risques pour des vagabonds qui sont ingrats la majorité du temps. »

Il sentit une émotion jusque-là inconnue lui courir dans les veines : la colère. Une colère noire, sauvage, qu’il était dangereux de déclencher chez un chien de son tempérament. On conseille de se méfier de l’eau qui dort, et il y a une bonne raison à cela… Qui savait de quoi Dolché était capable ? Qui savait ce qu’il pouvait supporter ?
Silence mentait. Elle ne savait rien de lui et des chiens qu’il accueillait. Si Rémi lui avait enseigné la générosité, c’était pour qu’il s’en serve : et il n’y avait pas plus altruiste que Dolché. Pouvait-on l’en blâmer, lui reprocher ce trait de caractère si rare chez les chiens domestiques ?

Silence n’avait décidément rien compris. Que ce soit à lui ou aux Hommes, elle se méprenait sur toute la ligne. Il décida donc que ça ne valait pas la peine de lui répondre et lui tourna le dos, boudant comme un chiot. Il réfléchit un instant, puis se prit à soupirer longuement. Tout ça valait-il vraiment la peine de s’énerver ? Non, bien sûr que non. L’espace d’un instant, il n’avait plus été lui-même – mais son naturel, suivant la célèbre maxime, revint au galop. Il se calma directement et oublia sa colère et ses sentiments violents. Il n’y avait plus que le calme absolu, et ce brouillard habituel qui gardait son esprit dans un état de demi-sommeil permanent.

« Je ne veux pas que tu perdes tout Dolché, les humains sont versatiles et toi, tu as trop confiance en eux, en leur aveuglement, en toi lorsque tu invites tous les chiens des rues. Si les chiots de tes maîtres parlent, c'est la fin, tu seras mis à la porte et vu comme tu te débrouilles dehors... Hum... Surtout qu'on ne peut pas dire que tu sois un excellent élève. »

Abandonnant son sérieux, il sentit un petit sourire s’afficher sur son museau à la léchouille de Silence. Il n’allait pas se préoccuper de ses paroles : il n’allait, en fait, se préoccuper de rien du tout. Ce fut donc de son ton habituel, calme et mollasson, voire un peu sarcastique, qu’il répondit :

« La vie n’est pas une guerre, et les humains ne sont pas nos ennemis… »

Ils étaient bien trop nombreux, ces cabots qui ne croyaient plus en rien. Mais que pouvait-il y faire ? Pensif, Dolché murmura d’un air absent, perdu dans la brume de son esprit :

« Rémi ne me jetterait jamais dehors… »

Rémi, l’aîné de la fratrie. Le petit garçon à qui Dolché appartenait ‘officiellement’. C’était pour son anniversaire qu’on avait acheté le chien, tout petit chiot à l’époque. C’était avec lui qu’il avait grandi… Non, Rémi l’aimait trop pour l’abandonner comme ça, sur un coup de tête.

Reprenant ses esprits, Dolché se leva pour marcher en direction de la ville afin de s’éloigner du large où la banquise restait très fragile. Malgré son insouciance retrouvée, le citadin n’oubliait pas le danger de l’environnement où ils se trouvaient.

« Au fait, Silence… As-tu déjà rencontré d’autres… chiens comme toi ? »

Il faisait bien sûr référence à Djihaam. Même si les deux échassiers restaient très différents, ils se ressemblaient beaucoup, et Dolché en venait parfois à se demander s’ils n’étaient pas de la même famille. Dans ce petit coin perdu de Konik, la probabilité de rencontrer des chiens du Sud était tellement basse que ça ne pouvait pas être une coïncidence…
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Dim 13 Déc - 20:51

[justify]Silence ne savait pas si elle devait prendre la bouderie de Dolché au sérieux. Comme il ne parlait pas, la chienne restait un peu indécise quant à l'attitude à adopter. Laissant passer un instant de blanc aussi immaculé et glissant que la banquise s'étendant devant eux, le lévrier s'assit non sans une certaine élégance. Perdue dans ses propres pensées, remâchant ses paroles en se demandant si ces dernières n'avaient pas été trop dures, Silence sursauta légèrement lorsque Dolché reprit la parole. Elle soupira, choisissant avec soin sa réponse. En réalité, elle ne haïssait pas les humains, une petite partie tout au fond de son âme voulait même croire en leur bonté. Parfois, la chienne hésitait, se demandant si elle n'était pas la fautive de sa situation, se rappelant non sans émotion du traitement merveilleux que lui offrait son bipède tant qu'elle ne le décevait pas. Cependant, les yeux vitreux de sa vieille amie Galga, morte après l'avoir pourtant prévenu des dizaines de fois la ramenait à la raison. Elle songeait alors à un mélange des deux. S'il existait des chiens agressifs et instables, il en existait des bons, parfois trop bons même à l'instar de Dolché. Serait-ce possible qu'elle ait simplement eu la malchance de tomber sur le "pire" ? Théoriquement ça tenait la route, même si malheureusement en pratique c'était bien plus difficile. Après avoir été brisée, affamée, frôlant la mort plusieurs fois, d'abord entre les mains de son ex-maîtres puis lapidée par des enfants d'hommes, la chienne craignait les bipèdes. Elle se contentait alors d'espérer que sa théorie fonctionnait pour les autres canidés domestiques tels que Kahsha, Xyria ou encore Dolché qui tenaient à leurs humains. Pour elle, il était trop tard, jamais plus elle confierait en l'un de ces sans-poils, même s'il la traitait bien vu qu'au début, le sien était angélique.

-Je l'espère Dolché. Je l'espère.


Capitula le lévrier avant de s'ébrouer comme pour effacer ses inquiétudes à propos de l'avenir du semi-berger gris. Elle n'était pas de ceux qui rêvaient que les chiens aveuglés vivent sa situation juste pour avoir raison. Au contraire, le jour où l'on pourrait lui prouver ses torts absolus, elle serait heureuse.

-Il n'y a pas de raison pour qu'il le fasse, l'espoir est donc permis qu'il te sois fidèle.

Dolché était un bon chien de garde malgré sa tendance à laisser entrer autrui chez lui. Elle n'oubliait pas son attitude méfiante au début face à la voleuse décharnée qu'elle avait été. Son ami n'était donc pas si naïf qu'il le laissait croire, malgré ce qu'avait tendance à dire Silence avec le fol espoir de l'éveiller. La colère continuait de vibrer, se répercutant dans chacun de ses mucles en songeant aux profiteurs mais pour le moment, elle n'y pouvait rien.

La question de Dolché brisa le fil de ses pensées, la surprenant suffisamment pour qu'elle se lève d'un coup de reins et rapproche son long museau effilé de la truffe de son ami. Comme pour s'assurer d'avoir bien entendu les mot décousus qui sortaient de sa gueule.

-Bien sûr, chez moi il y en a. Pas autant qu'il y a de Husky ici, surtout des Podencos ou des mélanges, mais... Si évidemment, il y en a des comme moi, ma race est une race à part entière.

Fit-elle, étonnée mais non offensée. Un instant le doute l'enveloppa mais elle n'en vint jamais à penser que Dolché insinuait qu'il y avait d'autres lévriers à Konik. Cependant, elle répondait de toutes manières à sa question en s'étonnant de ses demandes. En effet, si Silence avait bien rencontré Kiba, un jeune croisé Lévrier, elle n'avait jamais vu de chien lui ressemblant ici. Ceux que son maître avait amené dans l'espoir de briller dans les courses légales comme illégales étaient morts. Kiba ne ressemblait pas beaucoup à un lévrier d'ailleurs, et même si Silence se sentait parfois seule, elle trouvait ça normale. Evidemment, ayant déjà eu énormément de mal à s'adapter aux lieux, elle n'imaginait pas une seconde que d'autres lévriers purs ou tout du moins lui ressemblant puissent vivre ici. Elle ne s'approchait pas assez des maisons pour ça. [justify]
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Lun 14 Déc - 1:49

Dolché Vita
Tell me everything
ft. Silence
494 mots
Silence ne tarda pas à lui emboîter le pas. Elle avait semblé intriguée par ses paroles, comme si elle n’en croyait pas ses oreilles. Cependant, elle lui répondit sans poser de questions, avec une innocence toute charmante.

« Bien sûr, chez moi il y en a. Pas autant qu'il y a de Husky ici, surtout des Podencos ou des mélanges, mais... Si évidemment, il y en a des comme moi, ma race est une race à part entière. »

Il se mit à rire doucement, s’étant mal fait comprendre. Coincé dans sa ville natale de Konik et ne l’ayant jamais quittée – pas même pour se rendre à la mine. Quant au petit bois, il n’y avait été que très rarement, quand Rémi allait y jouer avec ses amis –, il oubliait vite qu’il existait un monde bien plus vaste au-dehors. Bien sûr que Silence avait rencontré d’autres chiens de sa race – elle n’était pas descendue du ciel !

« Je voulais dire : ici. »

Il lui jeta un coup d’œil rieur, une petite étincelle malicieuse brillant au fond du bleu de ses iris. Elle n’avait pas l’air au courant de la venue des nouveaux arrivants du Sud… Serait-elle heureuse de rencontrer quelques-uns de ses semblables ? Au vu de sa joie de vivre et de son énergie permanentes, Dolché jugeait qu’elle le serait.

« Il y en a. »

Il le lui assura sans hésitation, d’un ton doux mais sûr. Il en avait vu un de ses propres yeux, après tout. Mais Djihaam n’avait pas l’air d’être du genre à beaucoup sortir de chez lui – il lui faudrait sans doute beaucoup de temps pour s’acclimater à la température peu clémente de l’Alaska… Sauf si le semi-berger le sous-estimait, ce qui était, ma foi, plutôt probable.

S’étant assez éloigné du large, Dolché se rassit sur la glace, de nouveau prêt à passer une paisible soirée en compagnie de la galga.

« Je suppose que tu les rencontreras en temps voulu… En attendant, je veux en savoir plus. Pourquoi détestes-tu tant les Hommes ? »

Et il se coucha sur la banquise, signe qu’il n’allait plus bouger pendant des heures s’il le fallait. Le froid du sol le dérangeait à peine et, la tête tournée vers Silence, il voulait comprendre une bonne fois pour toutes ce qui lui était arrivé. Il ne savait de sa vie que quelques bribes qu’elle laissait échapper de temps à autre, mais sans plus. Et si elle avait du mal à en parler, il serait là pour la réconforter. Libre à elle de venir se blottir contre son épaisse fourrure en quête de consolation… Mais si elle n’était pas encore prête à tout lui raconter, alors il ne la forcerait pas. Ce n’était pas le genre de Dolché et, bien qu’il sache parfaitement écouter – il n’en était plus à son coup d’essai –, jamais il ne se permettrait de forcer qui que ce soit à parler.
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Ven 18 Déc - 11:15

-Il y a des quoi ?

Un peu perdue dans cette conversation de la sixième dimension, Silence observait son ami avec des yeux ronds et la gueule béante, comme si sa mâchoire refusait de se refermer. Son cerveau quant à lui fouilla dans les paroles de Dolché pour y trouver un sens, et lorsque ce fut fait, c'est la logique en personne qui vint la bloquer.

-Des lévriers ? A Konik ? Tu es sûr ?

Interloquée, la chienne se força à ne pas trop sentir d'espoir. Bien sûr, le fait que des cousins -si le croisé lui précisait des "Galgos" elle mourrait d'une crise cardiaque.- soient éventuellement présents ne changerait rien à sa misérable vie d'errante. Pour autant l'idée l'enchantait autant qu'elle l'attristait. Peu nombreux étaient ceux qui survivaient à Konik. Elle-même était une exception grâce à son poil court mais particulièrement fourni associé à l'entraînement spécial qu'avait concocté son ex-bipède pour l'acclimater. Son adaptation avait été très douloureuse, Silence se souvenait d'ailleurs bien des engelures envahissant ses coussinets. Néanmoins vêtue d'un manteau adéquat et veillée comme un trésor, son instinct de survie avait fini par prendre le dessus et opérer de discrets changements dans sa morphologie. Son poil s'était encore étoffée, ses dessous de pattes durcis et sa marche s'était légèrement modifiée pour s'habituer à la neige bien que cet élément ne serait jamais idéal. Non vraiment, la Bringée estimait ne pas avoir à se plaindre de ce côté là, mais se mettre à la place d'autres lévriers emmenés de force à Konik la faisait souffrir, autant que cela la réjouissait. Malgré un sentiment de culpabilité, en effet, la chienne ne pouvait qu'être contente de retrouver des semblables.

-Où ?

Son cerveau se débloquant très lentement, Silence interrogeait désormais son ami à travers un pronom interrogatif impatient qui avait claqué dans l'air comme une supplication. Pareillement pour se regard de miel désormais rivé sur lui.

Soudainement, la "bonne" tension retomba, lui faisant dériver les yeux vers un bout de banquise soudainement devenu passionnant semblait-il. La question lui avait coupé le souffle et la Galga eut pour réflexe de se lever pour s'ébrouer. Ses pattes tricotant dans le vide comme des aiguilles dépareillées, elle décrivit des petits cercles autour d'un Dolché désormais fermement arrimé à la neige. Reniflant l'air, le bout de sa queue se mouvant légèrement, la chienne semblait soudainement avoir repéré un humain, et c'était d'ailleurs le cas... Un humain du passé qui venait de débarquer sur cette banquise pour lui faire du mal.

Passer outre la sensation fut difficile, mais heureusement, le semi-berger tranquillement avachi sur le manteau blanc calma la jeune femelle. Prise de frissons incontrôlables elle finit par se coucher, d'abord un peu plus loin de Dolché, comme si sa question pouvait la blesser au-delà de ses souvenirs, puis plus proche. Elle hésitait à lui dire la vérité, par peur qu'il ne la croit pas, lui, l'amoureux des bipèdes, mais aussi par crainte qu'il ne la croit et décide de quitter sa famille. Sait-on jamais. Pourtant, il méritait la vérité.

-Je ne les déteste pas.

Silence soupira comme pour se donner du courage. Elle n'était pas comme ces chiens de rue qui se targuaient de ne pas avoir d'humain, de les avoir toujours détesté de toutes manières. Non, Silence se refusait à rejeter ce passé doré pendant lequel elle avait cru en eux, cependant un retour en arrière n'était plus envisageable.

-Mais... Ils m'ont fait du mal Dolché, beaucoup de mal. Toi qui t'inquiète toujours pour moi te serais rongé les griffes jusqu'au sang. Pour faire court, j'ai eu un maître. Il me traitait plus que bien... Royalement. Je courrais pour lui. Je ne gagnais pas toujours mais mes excellentes places faisaient qu'il m'adorait. Moi aussi je l'aimais, j'étais si reconnaissante de mes pâtées, ou pour mon panier moelleux, bien que je ne comprenais pas pourquoi d'autres Galgos maigrissaient à vue d'oeil ou s'effrayaient à la vue de notre cher maître. Je refusais de les écouter, me contentant de partager un peu de ma nourriture ou de mes couvertures.

Silence ne s'était jamais vanté des soins qu'elle apportait aux Galgos de son bipède oublieux. En tant que dominante-ou tout du moins future dominante- c'était un devoir qu'elle accomplissait naturellement. Malgré sa "gloire", la chienne n'aimait pas la misère, probablement même naïve et bonne au point de se faire avoir par des animaux peu scrupuleux, y compris de son groupe.

-Il nous a emmené ici, les miens mourraient les uns après les autres du froid cependant je lui faisais encore confiance. Je le pensais aussi affecté que moi. Ma dernière amie, une Galga barbuda qui avait survécu au climat mourrut étrangement après avoir sevré son dernier chiot. Enfin, le jour où un husky m'a attaqué en pleine course et brisé la patte, il a tâché de me soigner avec acharnement. Ca a duré quelques jours, le vétérinaire est venu, lui a dit quelque chose qui n'a pas du lui plaire car il m'a oublié dans mon coin. C'était ce qui aurait pu m'arriver de mieux... Car en plus d'arrêter de me nourrir, il se mit à me battre. Il m'a attaché dans un endroit sombre et venait passer ses nerfs sur moi. J'ai échappé à la mort en m'enfuyant un jour qu'il sentait mauvais et ne tenait plus droit. Tu sais, quand ils boivent, des fois ça leur arrive. Bref, le reste, tu connais

Sans plus de mots, la jeune chienne posa sa tête délicate sur ses pattes. On disait qu'il était normal qu'un chien qui ne soit pas utile soit éléminé, mais dans ce cas, pourquoi ne se contentait-on pas seulement de les tuer ? L'idée en soi la révulsait déjà, cependant, si le geste était rapide... Seulement, son bipède à elle l'avait autant maltraité qu'il avait pu l'aimer. Pourquoi ? Silence se le demandait toujours, car elle se souvenait être restée la même malgré sa patte cassée, peut-être un peu plus distante à cause de la douleur mais gentille.

Depuis, même quand un homme faisait mine de s'accroupir pour l'appeler avec des mots doux, Silence fuyait, terrifiée. Elle n'avait aucune confiance en ces êtres versatiles. Etonnée d'avoir autant parlé-mais pourquoi pas après tout, son passé n'était pas un secret, et elle n'était pas du genre à jouer les grandes mystérieuses enveloppées dans sa souffrance.- la chienne poussa un petit soupir, soudainement épuisée, mais aussi soulagée.
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MessageSujet: Re: Dolché Vita [pv]   Mer 30 Déc - 19:04

Dolché Vita
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489 mots
Sa question sembla mettre Silence mal à l’aise.
Un instant, il eut envie de retirer ce qu’il avait dit, de faire comme si de rien n’était et de passer à autre chose… Mais il se ravisa, décidant qu’il était temps qu’il sache. Il serait toujours difficile pour elle d’en parler et, en vérité, il n’y avait pas de meilleur moment que cette soirée à deux, éloignés de tout, pour aborder les sujets fâcheux. Ainsi donc, il l’observa s’agiter sans mot dire jusqu’à ce que, résignée, elle vienne se coucher près de lui. Distante aux premiers abords, elle finit par se rapprocher peu à peu et commença son récit.

« Je ne les déteste pas. »

Il l’écouta attentivement. Elle avait décidément bien du mal à en parler, mais le citadin savait se montrer patient. Ainsi donc, il attendit qu’elle soit prête, et un long récit s’ensuivit. Elle lui compta sa vie passée, celle d’une jeune chienne au talent prodigieux et grandement aimée par son maître. Elle lui parla du voyage qui la mena à Konik, de la souffrance de ses compères si peu habitués au froid. Enfin, elle lui raconta l’accident, sa patte cassée et le rejet dont elle fut victime – sans oublier les mauvais traitements, la fuite et la peur qui, depuis, ne l’avait plus quittée…

Dolché s’attrista grandement à ces paroles. Cette fois, il ne pouvait pas ignorer la douleur de son amie, il ne pouvait pas lui dire de laisser couler car, au final, tout irait bien… Non, sa philosophie de vie ne collait définitivement pas aux épreuves de Silence. Il souffrait comme s’il avait lui-même été torturé avec elle et, souhaitant la réconforter, il se rapprocha d’elle pour l’enfouir de force dans son épais pelage. Une patte passée par-dessus le dos de la galga, il la serrait contre lui dans une chaleureuse étreinte.

« Oh, Silence, je suis désolé… »

Il n’aurait pas dû aborder le sujet. Pourquoi avait-il agi si bêtement, sans se soucier des sentiments de la malheureuse ? En vérité, jamais il n’aurait imaginé que sa réponse soit si sérieuse, qu’elle ait tant souffert. Il aurait dû être plus clairvoyant… Poussant un long soupir de dépit et fidèle à lui-même, il tâcha de changer de sujet.

« Je comprends, maintenant. Excuse-moi d’avoir été si idiot. Enfin… tu me connais. »

Et il lui adressa un sourire mesquin, sous-entendant par là qu’il avait toujours été le dernier des imbéciles. Voulant ramener un peu de gaieté sur le visage de la bringée, il roula sur le dos en l’emportant avec lui, tant et si bien qu’elle se retrouva sur son ventre touffu. Levant les yeux vers elle, un sourire au coin des babines, il était prêt à se racheter.

« Il faudra bien que tu pardonnes l’empoté que je suis… Allez, je serai ton serviteur pour la soirée ! Qu’en dis-tu, princesse ? »

Suite à quoi il l’affubla d’un clin d’œil mutin.

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