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 rien à foutre du monde, quand y a de la bouffe y a pas de quartier. ‹ silence ›

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MessageSujet: rien à foutre du monde, quand y a de la bouffe y a pas de quartier. ‹ silence ›   Lun 23 Nov - 16:14

Dure journée de reprise, effectivement. Après avoir passé un après-midi pour le moins raffraichissant - si on pouvait qualifier ainsi quelques heures passées à jouer au chat et à la souris avec un Goldsmith -, ce lundi là ramenait brusquement les choses à la normale. Enfin, ce qui est commun ici, aux mines, n'est certainement pas le même commun qu'utiliseraient de simples citadins. Hommes comme chiens souffrent. Du poids des charges, des conditions de travail mais également de l'obscurité. On se lève il fait nuit, lorsqu'on va se coucher encore plus. Et, entre deux, on assiste seulement à un défilement de couloirs tous plus sombres les uns que les autres. Ces mines, c'est un autre monde. Une course bien plus rude que celles des attelages auxquelles on peut assister le week-end. C'est une course à la richesse pour certain, à la vie pour d'autres. Ronald Rusher n'est pas du genre à ménager ses troupes. C'était des résultats qu'il lui fallait. Sinon, on dégageait purement et simplement. Cela marchait avec son attelage comme avec les quelques hommes qui bossaient pour lui. C'était un homme dur et bourru. Mais, au moins avait-il le sens du travail et était aussi intransigeant avec les autres qu'avec lui-même.

La respiration redevenue lente, tes pattes tremblant après les efforts continus de la journée, tu attendais patiemment le passage de ton musher pour pouvoir aller te traîner jusqu'à ta gamelle, délestée de ton harnais. Dans quelques instants, assisterions-nous à un véritable remue ménage : la bouffe serait servie et les chiens se battraient, comme à l'accoutumée, pour essayer de piocher un morceau de plus chez le voisin. Les crocs sortiraient, peut-être du sang giclera. Tu avais d'abord tenté de t'interposer à cela, à cette bataille acharnée, mais avais rapidement abandonné : on ne peut changer des milliards d'années de moeurs par sa seule volonté. Tu avais pris l'habitude de manger à l'écart. Par peur de représailles oui, mais surtout par dégoût pour cette nature cruelle et morbide. Même Rusher avait fini par accepter tes retraits durant ces moments et te donnait ta pâtée directement dans ton écuelle, écuelle que tu emportais un peu plus loin avant de te ruer dessus. Certains ne se gênaient pas pour venir t'emmerder, même s'ils devaient faire quelques pas de plus. Fallait-il alors se dépêcher d'engloutir sa ration avant de devoir la céder à un autre. Trop fatiguée pour te donner la peine de manger debout, tu t'allongeas pour terminer de lécher ta gamelle. Tournant le dos au bordel habituel, tu attendais à ce que cela pète d'une minute à l'autre : els plus rapides avaient terminés de manger, se mettant à la recherche de restes. Cela ne manqua pas et des aboiements, tantôt furieux tantôt douloureux, fusèrent de toutes parts. Il était temps de mettre les voiles. N'accordant qu'un simple regard aux chiens qui se battaient pour quelques maigres bouchées, tu pris la direction opposée et entama un tour de campement. Tu avais habitude de te promener avant de te voir rappelée par Ronald pour la nuit. C'était un des rares moments que tu aimais dans tes journées. L'autre étant dormir. Passant à côté d'une tente, tu ne remarquas pas l'ombre qui avançait également dans ta direction et qui devait être aussi attentive que toi. Le choc ne te mit pas sur le cul, mais eut juste l'intérêt de te faire lâcher un glapissement de surprise.
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MessageSujet: Re: rien à foutre du monde, quand y a de la bouffe y a pas de quartier. ‹ silence ›   Mer 25 Nov - 15:46

Aveugle.

Ou plutôt focalisée sur ce petit pompon blanc qui échappait obstinément à ses crocs tout aussi immaculés, Silence s'était fermée au monde. Elle arriva aux abords d'un camps sans s'en rendre compte, la frontière n'étant pas suffisamment signalée pour que la chienne ne sorte de sa transe. Les hommes avaient tendance à l'effrayer mais ces derniers devaient être cachés dans leur tente ou en ville car aucun d'eux n'apparut. Quant aux canidés, on leur avait probablement interdit d'uriner pour marquer leur territoire ici. Du coup, la Galga se sentait comme dans une zone encore neutre, enfin, se serait sentit en temps normal, si jamais elle avait eu l'occasion de se rendre compte du paysage.

Pour l'instant, Silence était ravie, car le rongeur poursuivi fatiguait. Il ralentit considérablement le pas, permettant à la Galga de le suivre au pas. Ses grandes foulées souples s'accordaient à son rythme profond de respiration. Dolché l'avait suffisamment aidé pour que la chienne retrouve un peu de sa forme, cela lui avait porté chance lors de ses chasses dernièrement, et chaque proie par extension avait contribué à la renforcer. Bien que Silence reste assez maigre, elle n'était plus l'ombre au seuil de la mort. Etirant son échine flexible, la femelle se faufila entre deux tissus de tente. Ce fut le moment où elle s'aperçut réellement de son environnement. Un petit gémissement sortit de ses lèvres et sa queue se logea instinctivement entre ses pattes. Il était temps de faire demi-tour...

Cependant, l'odeur du lapin qu'elle avait déjà blessé déclencha un mouvement brusque de tête intéressée. La bestiole était sur le point d'expirer, et malgré le fait que son ventre ne soit pas totalement vide, le lévrier craignait de casser la chaîne de victoires qui la menaient tout doucement vers une amélioration. Fixant les alentours un instant, la chienne stoppa ses vérifications pour reprendre son pistage. Un angle mort que ses yeux de miel n'avaient pas eu le temps d'explorer avant lui réservait néanmoins une surprise.

La Galga répondit au glapissement de surprise par un petit couinement de douleur. Heureusement elle marchait lors du choc, sinon, la machine parfaite mais assez fragile de son corps aurait bien souffert. En effet, le chien désormais en face de sa personne était plus charpenté que sa personne -ce qui en soit n'était pas compliqué.-même si heureusement, moins que ceux qui vivaient ici. En effet, la chasse avait mené Silence aux abords des mines où elle ne traînait jamais, connaissant la réputation belliqueuse des tireurs de traîneaux. D'un côté, la Galga les comprenaient... Qui ne serait pas ombrageux enfermé toute la journée dans d'horribles sous-terrains ? Rien que d'y songer, le lévrier avide de grandes étendues frissonna.

-Bonjour, désolée...

Tenta-t-elle, sa queue collée à ses flancs et les oreilles applaties à l'horizontale. Son long museau fin frôlait celui de sa congénère, tandis que ses yeux la regardaient par en-dessous, signe de soumission. Même si la tente n'était pas marquée par l'urine des chiens des mines, dans un cas comme celui-ci, Silence considérait sagement que c'était leur territoire. Seul souci, l'inconnue pouvait alors s'arroger le droit d'achever le lièvre blessé qui haletait contre la paroi d'une tente, agonisant lentement. D'un regard, la Galga le désigna, sa langue pendant légèrement entre ses lèvres, tant pour tâcher de récupérer de sa course que par désir. Ces temps-ci elle mangeait mieux mais toujours pas à sa faim et aujourd'hui son estomac était totalement vide. Pour autant, Silence savait que sa santé immédiate passait avant tout. Une blessure lui serait fatale.

-Je me suis laisser emportée par la chasse.

Avalant difficilement sa salive, la chienne fit de gros efforts pour ne pas avoir l'air trop peureuse. Soumise oui, mais elle avait sa dignité en tant qu'ancienne dominante. Dans sa portée, voir avec quelques aînés, l'ancienne favorite avait mené la danse. Pas méchamment, plus indépendante qu'exigente et capricieuse en fait, mais avec une certaine fermeté qui lui manquait. Aujourd'hui, malgré son tempérament d'alpha (ou du moins de bêta) de base, Silence devait toujours faire profil bas. Celle qui se nourrissait la première et le mieux, se permettant le luxe de partager ce qui restait de sa pâtée avec les malheureux devait céder sans se battre le moindre de ses repas.
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MessageSujet: Re: rien à foutre du monde, quand y a de la bouffe y a pas de quartier. ‹ silence ›   Lun 30 Nov - 17:15

Le ventre bien plein, tu ne ressentis aucunement le besoin de croquer dans ce lapin. Simplement une profonde envie, qui, si tu laissais cette citadine le goûter à ta place, risquerait d'être remplacée par un agacement certain. Tes naseaux dilatés à l'extrême, tu te laissas enivrer par l'effluve que dégageait la chienne face à toi. Pas spécialement haute, elle était surtout fine. Fétiche, voire squelettique. N'était-ce pas le contraste de tous ces chiens robustes que tu côtoies chaque jour et que, tomber sur un congénère ordinairement sculpté devenait une rencontre du troisième type ? Non, tu sentais bien que quelque chose n'allait pas tant chez cette femelle brungé. Immobile, tu la jaugeais du regard : parcourant l'angle abrupt de ses hanches, signifiant qu'elle ne se nourrissait à peine à sa faim. Ou encore ses côtes bien trop apparentes. Tu ne pus t'empêcher d'éprouver un pincement au cœur : tu te plaignais d'appartenir à un attelage, mais au moins la bouffe y était grasse et en quantité - sauf lors de rares rationnements. La vie n'était pas si facile ailleurs. L'air insondable de la chienne ne te permit en aucun cas de savoir si elle était aussi effrayée que sa queue enfouie entre ses pattes voulait bien te le montrer. Gage de soumission, compris-tu enfin. Elle, citadine, s'était aventurée bien loin. Jusqu'à débarquer en plein campement et se ramasser un chien d'attelage dans la poire. Les mushers n'appréciaient pas vraiment que les chiens, autres que les leurs, viennent vagabonder près de leurs mines ou tentes. En général, ces vagabonds étaient juste priés de ressortir du campement. Ou bien, jetés en pâture dans la fosse, lieu de combat pour les chiens d'attelage. Si le chien en ressortait vivant, il avait espoir de pouvoir devenir un chien de traîneau. Mais, rares étaient les étrangers qui triomphaient. Et cette lévrier ne passerait pas trente secondes sans se faire aplatir par un de ces monstres dont le campement regorge.

Un signe de tête en direction du lapin, tu entamas Il est à toi, j'ai déjà mangé. Sans être menaçante, je te conseille cependant d'aller le bouffer ailleurs, si tu veux pas te faire choper par Ronald ou un autre musher. Et risquer de finir encore pire que ton rongeur. Il y avait suffisamment de violence dans ce campement pour y intégrer encore des quidams et de simples compères. Les choses étaient suffisamment rudes ainsi pour s'assombrir encore le quotidien. Vérifiant que personne n'était aux alentours - elle avait eut de la chance, cette citadine, qu'elle se soit aventurée ici à l'heure du souper. Et de tomber sur toi. Pas que tu apprécies te lancer des fleurs, simplement parce que tu sais quel sort lui aurait été réservé de la part d'un ou d'une autre. Laissant retomber ta queue jusque là dressée en signe de surprise et donc de possible attaque, tu finis par lui souffler Je m'appelle Sam. Et toi ?

Accompagnée d'une ombre de sourire, ta tirade visait à détendre l'atmosphère : tu n'appréciais que rarement que l'on te craigne et n'avait en aucun cas l'intention de devenir agressive envers ceux qui ne le méritaient pas. Pour le moment, l'étrangère n'avait montré aucun signe d'agressivité et tu décidas même de lui donner un coup de patte. Il fallait bien s'assurer qu'elle sorte de là en un seul morceau.

Si tu le permets, j'vais te raccompagner. Pas bon de traîner seul ici en étant citadin.
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MessageSujet: Re: rien à foutre du monde, quand y a de la bouffe y a pas de quartier. ‹ silence ›   Lun 7 Déc - 22:34

-Silence, je veux dire, je m'appelle Silence.

Encore surprise de la -bonne- tournure des événements, le lévrier marchait en parallèle à la femelle rousse qui se tenait non loin. Pouvoir s'en sortir sans égratignure et avec sa nourriture, c'était un miracle. Du coup, après avoir rattrapé le lapin et l'avoir achevé, Silence ne se fit pas prier pour se mettre dans les pas de Sam. Elle se montrait docile au point de ne pas oser répondre de prime abord. Cependant, son interlocutrice improvisée semblait désirer parler, autant ne pas la contrarier, sans oublier d'ajouter un peu d'agréable à l'utile. Oh oui, l'utile, car le lévrier devait rapidement quitter la Mine, connue pour abriter des chiens aussi gigantesques que jaloux de leur espace, même si Sam démentait la rumeur de part son physique et sa gentillesse. Néanmoins, Silence ne s'y trompait pas, d'ailleurs, celle qui ne ressemblait pas vraiment à une Husky avait bien démontré qu'il ne fallait pas s'attarder.

Aussi, de son pas élastique, la jeune chienne suivit sa guide improvisée. Le sang encore chaud du lapin se mélangeait à sa salive dans le fond de sa gorge, et le lévrier dû repousser le cadavre au bout de son museau effilé pour répondre à peu près correctement. Pour les plus longues tirades, elle posait quelques instants sa proie, les oreilles en alerte et le corps parcourut de milliers de petits tics. Cependant, elle estimait devoir dialoguer avec sa sauveuse en quelque sorte.

-Est-ce que vous êtes une chienne minière ?

Demanda-t-elle malgré sa promesse interne de ne pas alimenter la conversation. Néanmoins, au-delà de la prudence, la jeune femelle éprouvait de la curiosité pour Sam. Une certaine sympathie aussi car on lui avait dit que les chiens des sous-terrains ne vivaient ni heureux, ni bien longtemps. Sans en arriver à de la pitié, sentiment réservé aux faibles, limite insultant, Silence avait de l'empathie pour la rousse et ses compatriotes, sans oublier une touche de fascination. Elle ne connaissait rien au monde du dessous, au contraire habituée à voler au-dessus des chemins.

-En tout cas, je vous dois une fière chandelle. Une fois que nous serons sortis de votre territoire, bien que vous ayez déjà mangé, j'insiste pour que vous goûtiez à ce met raffiné. Je vous assure que vous n'en avez pas mangé de semblable, sauf si vous chassez déjà évidemment. Sinon, soyez sûr que dès que possible, je vous en apporterai un.

Comme souvent, Silence marchandait de la nourriture fraîche comme peu de chiens de Konik connaissaient contre un service, même si le dit service arrivait en premier en général. Enfin, pas si souvent non plus car les animaux de cette ville froide étaient en constante compétition. C'est pourquoi, une telle solidarité devait être soulignée du point de vue du lévrier qui gardait de son ancienne vie des manières convenables. Plus jeune, la richesse lui avait donné une éducation pointilleuse, basée sur la politesse et la reconnaissance quand elle aurait pu devenir capricieuse. Etait-ce son arrivée ici qui l'avait forgé de ce bois, ou simplement son caractère naturel ? Quoiqu'il en soit, la chienne avait comprit rapidement que rien n'était gratuit. Ceux qui s'offraient finissaient par être dévorés par les cupides, or ce n'était pas son souhait pour Sam. A ses yeux, la brave rouquine devait être récompensée. Par un peu de compagnie, un peu de viande, ce qu'elle voulait. Pour l'instant, si ce n'était une certaine inquiétude dûe à la situation, Silence se sentait plutôt bien. Elle avait échappé à d'énormes ennuis, possédait encore sa proie et était en bonne compagnie. Pas de quoi se plaindre.

Trottinant la tête déjà vaguement plus haute et sa longue queue formant de jolie boucles éphémères au fil de ses pas souples, la chienne se mit légèrement en retrait par rapport à Sam, démontrant toujours le même respect dûe à une supérieure. Elle était néanmoins plus joyeuse et légèrement plus assurée.
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