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 t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.

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MessageSujet: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   Mer 14 Jan - 13:40

Une fois toutes les deux semaines en général, le dimanche bien sûr, Ronald Rusher avait besoin de retourner à Konik. Pour y faire Dieu sait quoi, après tout tu t’en contrefichais, et là n’était pas la chose intéressante à en retirer. Ces dimanches-là, tu avais la possibilité – tout comme le reste de l’attelage – de te balader où bon te semblait. Il te fallait juste être de retour le soir afin que vous puissiez tous retourner ensemble à la Mine. Comme d’ordinaire, dès que ton musher te retira ton harnais, tu partis de ton côté. Plus très attachée à ton attelage, tu t’étais souvent posé la question du pourquoi tu restais encore avec eux ? Après tout, il t’était tout aussi bien possible de ne plus jamais revenir. Tout laisser tomber, partir chez les Chaspa et y rejoindre ton frère. Certes, c’était alléchant. Néanmoins, et même si tu as beaucoup de répulsion contenue pour ses membres, l’équipe Rusher t’était chère. Du moins, quelques-uns de tes coéquipiers. Ils n’étaient pas faciles à vivre chaque jour, mais c’était devenu une seconde famille sans vraiment en être une. Loyale, tu te voyais mal les abandonner ainsi à leur sort. Ils ne se rendaient pas compte dans la misère et la cruauté dans lesquelles ils vivaient. Ou, ce qui était plus certain, ils aimaient simplement cela. Tu te sentais mise à part de ton propre attelage.

Ce jour-là fut une chaude journée. Le soleil tapait de ses rayons insistants, dont la fureur redoubla lorsqu’il atteint son zénith. Il te restait alors l’après-midi pour aller visiter ton frère. Souvent, il t’avait proposé de les rejoindre et laisser derrière toi la crasse, la misère des mineurs et les harnais cisaillant ta peau par moment pour embrasser la liberté et la joie d’appartenir à une vraie famille. Mais, comme toujours, quelque chose te retenait. Et puis, la peur que cela ne soit pas mieux ailleurs qu’aux mines te refreinait. Et puis, de toute évidence, tu n’aurais pas osé le trouver : la veille, tu avais été obligée de te battre. Ronald t’avait retrouvée alors que tu t’étais fait la malle et t’avait traînée jusqu’à l’ « arène ». Ce fut terrible, comme à chaque fois. Les crocs et les griffes dehors, vous ne vous êtes laissé aucune pitié. Après tout, c’était le monde qui voulait ça et c’était pour toi soit la mort, soit la vie. Alors le cœur en morceau, tu en étais sortie indemne, au détriment du pauvre berger suisse pas plus âgé de deux ans. Tu avais lu la fierté dans les yeux de ton musher, qui avait probablement parié sur toi et donc empoché une mise considérable. Une fois de plus, ses chiens remportaient un combat. Et une fois encore, il te donna une raison de plus de t’enfuir loin. Avant que cela ne soit ton tour de croiser le chemin d’un chien plus fort que toi et périr sous ses crocs.

Des enfants passèrent brusquement devant ta truffe, se courant après en poussant des cris d’enjouement. Les oreilles baissées, tu affichais une mine fermée. Pourtant, plusieurs gosses s’arrêtèrent même te gratifier de petites papouilles, auxquelles tu plissas les yeux et remuas légèrement la queue en guise de remerciement. Les marques d’affection au sein des attelages étaient rares et ces secondes de tendresse t’avaient remis du baume au cœur. Serait-ce pour cela que les chiens citadins, habitués aux caresses et à la bienveillance, étaient plus avenants que ces clébards frustrés de chiens de traîneaux ? Sans nul doute. Tu passas en revue les différents chiens d’attelage que tu connaissais et arrivas à la conclusion, que, niveau débilité et cruauté, les Rusher obtenaient la première place – délaissant les autres loin derrière. Un soupir d’exaspération sortit de ta fine gueule, témoignant aussi de ta fatigue qui commençait à devenir constante. Bientôt deux ans que tu occupais le poste de chien d’équipe au sein des Rusher, tu avais pris la main, avais démontré à tous que, toi aussi, malgré ta grande différence de tempérament, tu pouvais en faire partie. Seulement, si cela continuait ainsi, tu finirais dans pas si longtemps que ça avec une patte cassée qui t’aura voulu de Ronald Rusher une balle dans la tête. Et puis, on te remplacerait comme de rien. Tu auras disparu de la surface de la terre, tes os rongés par les animaux affamés croupissants sous une couche de neige froide. Froide et inhospitalière comme ce monde. Froide et inhospitalière comme tes congénères. Alors que tes pattes se posaient mécaniquement l’une après l’autre, tu fus sortie de tes pensées par un énième gamin qui croisait ton chemin. Sauf que, ce dernier avait décidé de faire dans l’original : non, il ne t’avait pas coupé la route, ni même offert une gentille tapote sur ta tête, mais il t’avait tiré une boule de neige. La poudreuse à moitié fondue commença à dégouliner sur ta truffe, chatouillant tes doux poils beiges. Les yeux écarquillés par la surprise, tu restas un moment plantée là à batiller des cils. Le temps que tu ais repris tes esprits et ais vivement secoué ta tête, le petit malin avait refait un joli projectile blanc et dégoulinant qu’il se fit un plaisir de te relancer dans le flanc. Les impacts ne t’avaient en aucun cas fait souffrir, après tout, les griffes et les crocs t’avaient habituée à bien pire douleur. Le garçonnet riait aux éclats, et, soudainement complice, tu en fis de même à ta façon : relevant tes babines, tu commenças par l’équivalent pour les hommes d’un doux ricanement avant de lancer un aboiement à l’attention du petit. Ce dernier s’empressa de refaire une boule en prenant un bon paquet de poudreuse. Vous étiez les deux au milieu de la rue, l’un en face de l’autre. Le petit lança cette fois la boule de neige en hauteur, ce qui te permit de sauter l’attraper. Du moins, tenter : lorsque ta mâchoire se referma dessus, la boule explosa et une petite partie seulement vint fondre dans ta gueule. Mais, alors que tu relevais à peine la tête vers ton nouveau compagnon de jeu, une femme vint le saisir par les épaules et le tira vivement en arrière en vociférant qu’elle avait besoin d’aide et qu’un chien dangereux avait voulu attaquer son Oscar. Le petit, du nom d’Oscar visiblement, fut tout aussi surpris que toi. Et, alors qu’il s’éloignait en te faisant un signe de main, tu sentis pour toi qu’il était également temps de mettre les voiles. Des badauds s’étaient arrêtés et t’observaient d’un air tant horrifié que suspicieux. Aucun d’entre eux n’avait encore fait de mouvement mal venu, mais cela ne saurait tarder. Aussitôt, tu pris tes pattes à ton cou et démarras au quart de tour. Appuyant sur tes postérieurs, tu galopas le plus vite que tu pus. Au bout de quelques secondes de course, tu te permis de ralentir et examinas attentivement les alentours. Personne, si ce n’est d’autres animaux. Là, tu laissas place au questionnement : pourquoi avoir réagi ainsi, alors que tu n’étais pas plus dangereuse qu’une mouche ? Dans une ruelle, tu pus trouver de quoi t’hydrater : cette courte course t’avait ouvert la soif. Un seau posé un peu plus loin, était plein de flotte fraîche, glacée même. Un coup de bol qu'était cette réserve d'eau, comme si elle t'attendait depuis toujours. Tu allais y plonger pleinement ta truffe lorsque tu y vis ton reflet.
— Ah. Voilà pourquoi ils ont tous hurlé à la mort.
Tu avais effectivement sentis quelques démangeaisons et une vive douleur la veille au soir, après avoir combattu. Mais, tu n'y avais prêté guère attention tellement l'impact moral que ce duel à mort avait eu t'affectait. Ton visage d'ordinaire harmonieux avait été massacré. Oui, tu avais une collection de cicatrices un peu partout, mais moins ciblées sur ta fine tête. Pour le coup, ce jeune berger blanc ne t'avait pas loupé : une estafilade partait du haut de ton crâne pour venir traverser ta truffe en diagonale. Le sang avait croûté, ce qui donnait à la plaie une allure encore plus repoussante. L’hémoglobine s'était mélangée à ton poil roux, camouflant une vaste partie des réels dégâts. La blessure était juste sous tes yeux, mais tu ne l'avais même pas remarquée : c'est pour dire ton sens de l'observation. Grimaçant légèrement, tu tentas d'enlever les croûtes à l'aide de l'eau et d'un de tes antérieurs, ou encore en frottant ton museau contre le seau en métal. Le froid mordait tes chairs vives qui n'étaient pas recouvertes de poils. Ainsi, tu te découvris une nouvelle balafre vers les reins, puis une autre encore au poitrail.
— L'salop. Il s'est bien débattu.


Dernière édition par Sam le Ven 16 Jan - 12:03, édité 2 fois
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Thorök

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MessageSujet: Re: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   Jeu 15 Jan - 8:55


Les dimanches étaient pour tous les chiens des mines l'unique jour de repos, encore que pour les Goldsmith ce n'était parfois pas le cas. Leur vieux musher s'entêtait certain dimanche à entrainer ses chiens pour la course comme si le travail des mines n'était pas assez suffisant. Ce matin là, alors, ils avaient dût courir durant quelques kilomètres afin que Sean Goldsmith puisse tester la coordination de ses chiens et leur capacité à assimiler un autre travail que celui de simplement tirer de lourde charge dans les mines. Amarok se chargeait donc du gros du travail d'observation et intellectuel si on pouvait dire, secondé par Molly et Astate qui elles, étaient suivit par Shana et Hippie dont l'utilité était tout bonnement discutable selon Thorök. Enfin, il restait le poste le plus basique, celui qui était déjà effectué dans les mines finalement, celui des chiens de barre. Le grand mâle roux et son comparse d’ébène n'était effectivement pas dépaysés; Ils tiraient bêtement l'attelage utilisant leurs muscles d'avantage que leur matière grise.

Le semblant d'entrainement s'était dans l'ensemble plutôt bien passé. Certes le vieux Goldsmith avait eût à reprendre de nombreuses fois Thorök, le trouvant peut-être trop bruyant. En effet le bâtard avait grondé après l'attelage toute la mâtiné allant de réflexions misogyne à... réflexions misogyne en fin de compte, il était resté sur une certaine continuité. Seulement aux oreilles du musher ces remarques d'un mauvais gout certain résonnaient plutôt comme des grognement d'une agressivité sans nom ainsi que de terribles aboiement. Son chien roux était dur à vivre et s'accordait mal avec le reste de l'attelage en général, mais il s'y accommodait car comme avec tous ses chiens le vieil homme s'était finalement attaché. Celui là, il l'avait racheté à deux Canadien qui en avait fait un de leurs champions de combat bien qu'il soit loin d'atteindre un certain niveau. Ce qui avait tapé dans l’œil de Goldsmith c'était plutôt son exploit de tire, Thorök était fait pour les mines et à coté de ça tirer un pauvre attelage de course semblait être une simple formalité pour lui. C'était donc en passant outre son sale caractère que Goldsmith avait intégrer Thorök à son attelage de course. Il mettait tout de même un point d'honneur à garder dans cet attelage les chiens qu'ils utilisait chaque jour dans les mines.

Pour en revenir à cette chaude mâtiné, l'attelage Goldsmith était enfin retourné en ville après ces quelques kilomètres, tiré par des chiens haletant dont la chaleur avait rendu leur effort plus considérable encore. Après qu'ils eu été nourri et hydraté, les chiens furent lâché en ville. Son harnais retiré, Thorök avait eu dans l'idée de trainer du coté de la banquise, là bas au moins il ferait peut-être plus frais. Mais quelque chose le détourna de son but, l'attelage Rusher. Ils étaient eux aussi venu en ville pour le dimanche. Kohana, cette détestable chienne blanche et ses compagnons avaient été - au même titre que les Goldsmith - relâchés pour la journée. Chacun partait de son coté, les attelages miniers n'étaient définitivement pas le genre de familles soudées qui se déplaçaient cote à cote comme le faisait par exemple les membres des Deepbreath. Dans un sens c'était triste à voir, mais il semblait tout le monde s'y soit habitué. Le travail était le travail et les chiens des mines étaient rarement de réels passionnés de leur travaille contrairement aux chiens de course, sélectionné uniquement pour la course, rien que pour la course.

Le visage balafré d'un des membres attira étonnement l'attention du rouquin. C'était Sam, il fallait dire qu'on se connaissait tous dans les mines. Voilà donc, alors, les cicatrices qu'elle tirait de son combat de la veille. Tout le monde en avait parlé, on avait décrit la violence avec laquelle elle avait déchirer les lambeaux de chair à ce pauvre chien de berger et le cœur qu'elle avait mis à l'ouvrage selon les humains. Il fallait dire que quand votre vie dépendait d'un combat il y avait de quoi se défendre corps et âme, Thorök avait bien connu ça. Il plissa les babines, assis dans l'ombre de la serrurerie, observant la chienne rousse mener son petit train de vie. Une fois câlinée par des marmots, puis se mettant en suite à jouer avec l'un d'eux... Et les Rushers se vantaient d'être de vrai combattant, loin des chiens des villes qui eux n'étaient que des chiens de compagnie. Quelle blague lorsqu'on voyait celle-ci se complaire à jouer la bonne citadine. Le rouquin plissa sa babine en un discret rictus, rien de plus hautain, les deux prunelles constamment dardées sur la silhouette de la Rusher qui finis par fondre dans une ruelle plus loin, le museau au dessus d'un seau d'eau. Il en avait profité pour sortir de l'ombre, le pas assuré, s'en allant en direction de la femelle.

- Ah. Voilà pourquoi ils ont tous hurlé à la mort. Visiblement elle venait de prendre conscience qu'une immonde balafre lui traversait le visage et que par la même occasion elle était la raison pour laquelle la mère de son compagnon de jeu semblait avoir pris peur. Et connaissant les enfants, c'était peut-être pour cette même laideur que le gamin lui avait lancé des boules de neiges, elle qui pensait jouer simplement avec lui. Les gamins étaient cruels. Thorök les détestait: Ils vous tirait les poils, ils piaillaient, ils venaient mettre leurs sales petites mains de partout sur votre visage comme si vous étiez une peluche... Quelle horreur. Le grand mâle était loin d'apprécier ce genre de marques d'affections. Lui, une petite tape sur la tête de temps à autre venant de son musher ou encore de simples félicitations après un travail finement accompli lui suffisait. Les débordements d'amour, très peu pour lui.

- L'salop. Il s'est bien débattu. Avait-elle ensuite ajouté lorsqu'elle pris réellement conscience de l'ampleur des dégâts. A ce même moment Thorök arriva enfin à sa hauteur, s'installant sur la neige froide, assis un peu derrière elle. Son visage habituellement inexpressif se déforma sous un sourire des plus désagréable et sa langue vint passer sur ses molaires pour remonter jusqu'à ses babines, plissant au passage son museau roux. Il lova sa tête dans sa nuque fournie et l'air de rien il leva les yeux au ciel.

- Oh, tu dois parler de ce pauvre gars que tu as exécuté froidement hier. Il reporta son regard en direction de la chienne et décida de finalement se redresser sur ses quatre pattes, faisant le tour de la femelle pour mieux se rendre compte de l'étendu des dégâts. En effet, le jeune chien ne l'avait pas raté, le combat avait bel et bien dût être intéressant et Thorök regrettait presque de ne pas y avoir assisté.

- Tout le monde parlait encore de toi ce matin. Il s'arrêta face à elle en fixant la crevasse qui lui déformait le visage. Elle était salement amochée et cette cicatrice là avait été d'avantage creusée par le froid. Le bâtard de Goldsmith grimaça avant de poser un regard dédaigneux sur la femelle.

- A mon avis, ceux qui gueule tes exploits par tout le camps sont d'pauvres idiots. Ta victoire tenait au hasard, vu les coups qu'l'autre t'a foutu il aurait bien pût gagné. Il pouffa, les babines constamment plissées. Eh bien chérie, il semblerait que ta place chez les Rushers ne tienne qu'à un pauvre file. Puisqu'il était partit sur une si bonne lancé, décidément fier d'envoyer des piques à tout va, vous pensez bien que Thorök ne s'était pas arrêté là. Avec lui ça allait graduellement et il avait besoin d'y ajouter sa dernière petite couche.

- T'inquiète pas... Si tu veux je crois que les Deepbreath recrute. Tu s'rais heureuse au pied d'la cheminé d'ce bon vieux Clark. Puis t'aurais les gamins de la ville pour te faire des câlins et des bisous, ils pourraient même te lancer la balle, t'semblais aimer ça, eh! A nouveau il pouffa, dévoilant quelques crocs dans un sourire incomplet et à ce moment sa queue alla couper l'air, claquant dans le froid. Justement, l'homme en question passa dans la rue, étonnement accompagné d'aucun de ses chiens. Son regard s'était porté sur les deux mineurs l'instant de quelques secondes, de se dire que ces chiens là n'avaient surement rien à faire en ville. Selon lui et la plupart des citadins, les mineurs étaient loin d'être des chiens équilibrés donc, accessoirement des chiens dangereux et ce n'était pas forcément faux. Sans forcément vouloir s'attaquer aux humains ils avaient bien moins été habitué aux contacts affectueux de l'homme que les chiens d'ici. Ils étaient finalement presque semi-sauvages.
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MessageSujet: Re: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   Ven 16 Jan - 12:01

Malgré la tiédeur de l'air, tes plaies à vif étaient malmenées par le froid toujours aussi mordant. Tu abandonnas donc bien vite l'idée de retirer cet amas de sang coagulé et pris une gorgée d'eau fraîche. Au même moment, tu sentis une forte présence dans ton dos et relevas la tête vers sa direction, arquant un sourcil inquisiteur. Une masse roux sombre se tenait là, posée sur son arrière-train. Une mimique vaniteuse déformait ses traits, ce qui ne t'étonna guère vu le personnage. C'était ce Thorök, venant tout droit de l'attelage Goldsmith. Réputés pour leur caractère suffisant et un poil susceptible, tu eus à l'idée d'avoir trouvé ta victime du jour. Reportant ton regard sur le seau d'eau - prétendant n'en avoir que faire de ce nouveau venu -, tu repris une gorgée qui te glaça encore une fois les entrailles. Cependant, malgré tes efforts, tu ne pus faire long sans darder à nouveau tes orbes orangées sur ce présomptueux mâle.
Oh, tu dois parler de ce pauvre gars que tu as exécuté froidement hier. Il vint se poser face à toi, te contournant tout en t'examinant de son regard vairon et expert. Tout le monde parlait encore de toi ce matin. Il remarqua sans mal les balafres fraîches de la veille et osa même loucher sur la cicatrice traversant ton visage de part en part. A mon avis, ceux qui gueule tes exploits par tout le camps sont d'pauvres idiots. Ta victoire tenait au hasard, vu les coups qu'l'autre t'a foutu il aurait bien pût gagné. Eh bien chérie, il semblerait que ta place chez les Rusher ne tienne qu'à un pauvre file.
Tu encaissas ses remarques à mesure que tes crocs se dévoilaient lentement, signifiant à ce Goldsmith impudent qu'il dépassait actuellement les limites comme jamais personne ne l'avait fait auparavant. L'idée de prendre ce bâtard pour le joujou du jour t'était sorti de la tête et la pacifiste que tu étais n'avais qu'une envie : ôter ce sourire méprisant des babines du Goldsmith et lui faire bouffer la neige. Un profond sentiment de dégoût - apparemment partagé, aux dires et manières dont le grand roux te gratifiait - se propagea instantanément envers ce bâtard. C'était bien pour cette raison que tu ne te mélangeais que rarement aux autres attelages, pour éviter de te faire enfoncer un peu plus à chaque fois. Malheureusement, lorsqu'on côtoie pratiquement les mêmes lieux tous les jours de la semaine, on finit forcément par tomber truffe à truffe. C'était logique, mais le déplaisir n'en était pas moins réduit.
- T'inquiète pas... Si tu veux je crois que les Deepbreath recrute. Tu s'rais heureuse au pied d'la cheminé d'ce bon vieux Clark. Puis t'aurais les gamins de la ville pour te faire des câlins et des bisous, ils pourraient même te lancer la balle, t'semblais aimer ça, eh!
L'idée repoussante d'avoir été suivie et épiée te tomba dessus. C'était tellement pervers et malsain. Bien sûr, tu le faisais parfois. Mais, en général, lorsque tu t'adonnais à ce genre de pratique, c'est que tu cherchais à en retirer quelque chose. Or, tu n'avais aucune fichtre idée de ce que ce mâle pourrait bien retirer de toi. Sûrement, cherchait-il un passe-temps. De ce que tu avais entendu à propos de lui, c'était fortement probable : misogyne agréé, le Goldsmith avait la réputation d'en faire baver à ceux qu'il croisait sur son chemin. Un physique imposant faisait que peu osaient se dresser contre sa personne et il en profitait pour répandre le mépris autour de lui. Cependant, et surtout aujourd'hui, il était tombé sur la mauvaise personne à emmerder. Ses paroles t'avaient fait l'effet d'une douche froide, alors que tu te remettais à peine des événements de la veille. Tu étais, à la base, qu'une bâtarde pacifiste et aimante. Mais, le monde autour de toi t'avait démontré qu'en tant que tel, tu te ferais écraser par quiconque pouvait repérer telle faiblesse. Bien sûr, il t'était impossible de la dissimuler en tous temps et aux yeux de tous, comme venait de le faire remarquer Thorök. Tu allais claquer violemment tes mâchoires sur sa truffe lorsque les yeux du Goldsmith te quittèrent pour fixer quelque chose derrière toi. Tu fus assez maligne pour, toi aussi, poser ton regard sur la ruelle : ce bon vieux Clark, comme disait si bien le chien à tes côtés, passa le temps d'un battement de cils en vous toisant tous deux. Peut-être se demandait-il si ta blessure à la tête était de l'oeuvre du Goldsmith ? Auquel cas, bien après s'être arrêté vous observer, il traça sa route sans mot dire, quoique plus rapidement qu'avant. Certainement qu'il vous avait reconnu et savait vos mushers suffisamment intelligents pour ne pas lâcher des bâtards violents et dangereux dans les rues de Konik. Tu avais observé le manège de Clark sans broncher, en recouvrant tes crocs de tes babines claires, mais, à présent, il était temps de remettre un certain chien de barre à sa place. Arborant un air de revanche, tu laissas ton museau s'étirer en un fin rictus amer en dardant ton regard dans celui du Goldsmith.
— On m'avait dit que t'étais un marrant, mais de là à m'attendre à un tel monologue de ta part.. Tu es venu te distraire un peu ? Les Goldsmith te conviennent pas, t'es venu chercher une bâtarde plus testostéronée que ton attelage entier ? Ca doit te plaire, hein, d'être entouré de pauvres mijaurées. Après tout, j'trouve que ça te va à merveille !
Peu à peu, ton air enjoué avait été remplacé par celui du défi et ton sourire avait fait place à un fort grondement. Les Goldsmith étaient ceux que tu supportais le moins : d'une part parce que leur fierté était telle qu'ils osaient à peine poser leurs regards sur les autres, mais surtout parce qu'ils étaient d'une similitude presque aberrante aux Rusher. S'il fallait en venir aux crocs, alors qu'à cela ne tienne ! Tu étais tellement vexée par ses piques verbales qu'il n'en faudrait pas plus pour te jeter à son cou. Malheureusement, tu n'étais de loin pas en mesure d'endurer un autre combat. Mais, qu'est-ce que tu ne ferais pas pour fermer son caquet à celui qui se tenait face à toi et le.. T'interrompant dans tes pensées, tu sentis qu'on te prenait par la peau de la nuque et qu'on te traînait sur la neige. Sans réfléchir, tu te débattis vivement et réussi à choper quelque chose de tes crocs, que tu pinças assez fort pour entendre un cri venir de l'homme qui te tenais. Ce hurlement de fureur, tu aurais pu le reconnaître entre tous : c'était celui de Ronald Rusher. Tes yeux s'écarquillèrent en croisant le regard de ton musher, et tu baissas d'instinct les oreilles en sachant ce qui t'attendais. Cela ne loupa pas : une main rude vint frapper ta truffe avec violence, rouvrant un peu plus ta cicatrice. Un grondement sortit de ta gueule, en réponse au coup donné. Tu rouvris les yeux pour apercevoir non loin Clark Deepbreath. Alors, il ne s'était pas juste contenté de passer vous observer. Certainement s'était-il inquiété qu'une bagarre éclate entre deux chiens de traîneaux au plein centre de Konik ? Le sang recommença lentement à couler de ta blessure, gouttant sur le sol auparavant d'un blanc immaculé. Traînée comme un vulgaire chiot, Ronald Rusher venait tout bonnement de finir de saper le peu d'honneur que tu te gardais. S'approchant de Clark tout en te maintenant d'une poigne de fer, ton musher lui lança :
— Merci bien Deep'. Un peu plus et j'aurais perdu celle-là.. Pas que ça m'embête vraiment, j'ai juste plus le temps d'aller chercher de nouveaux chiens ces semaines.
Ses paroles firent sourire Clark, qui le gratifia d'un hochement de tête. Pas loin derrière, arrivait en courant ce cher Sean, certainement lui aussi alerté par le musher Deepbreath. Ronald ne lui adressa qu'un signe de tête, signifiant que rien de grave ne s'était encore passé. Sans que tu puisses adresser un dernier grondement à Thorök, tu fus amenée à l'extérieur de Konik, où se trouvait ton traîneau. Sans ménagement, Ronald Rusher t'y harnacha et repartit finir ses petites affaires. Tu n'avais pas vu Thorök, mais il n'avait pas du se faire expulser aussi proprement. Quelque chose te disait qu'il traînait même encore dans les parages, insouciant, à la recherche d'une énième victime. Cette pensée eut le don de t'hérisser un peu plus le poil. D'abord assise, regardant les alentours avec une soudaine envie de galoper loin, tu finis par te résoudre à te coucher sagement. Pattes avants croisées, tu poussas un soupir las avant de fermer les yeux et laisser le soleil te réchauffer de ses chauds rayons. Ta blessure ne te faisait déjà plus souffrir et le calme présent t'incita à faire un somme. Pour un dimanche de repos bien mérité, cela s'annonçait palpitant.
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Thorök

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MessageSujet: Re: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   Ven 16 Jan - 14:08

— On m'avait dit que t'étais un marrant, mais de là à m'attendre à un tel monologue de ta part.. Tu es venu te distraire un peu ? Les Goldsmith te conviennent pas, t'es venu chercher une bâtarde plus testostéronée que ton attelage entier ? Ca doit te plaire, hein, d'être entouré de pauvres mijaurées. Après tout, j'trouve que ça te va à merveille ! Plus ça allait, plus la femelle sortait les crocs. Préparé à une éventuelle attaque et surtout énervé par les paroles de cette dernière, Thorök fit de même, dévoilant l'émaille jaunis de ses crocs. Effectivement, elle avait tapé juste. S'il y avait quelque chose qui agaçait Thorök c'était d'avoir vu son attelage se remplir d'une poignée de chienne qui selon lui était toute plus incapable les unes que les autres. Il était encore chanceux que l'une d'entre elles ne soit pas arrivée au rang de chien de tête, à ce compte là le grand rouquin aurait surement mis les voiles ou simplement fait en sorte qu'elle ne puisse plus courir.

Mais alors qu'il semblait prêt à répliqué, voir même à lui donner un bon coup de croc une ombre gigantesque se dressa derrière la femelle: Un humain. Perdant aussitôt son air dominant et agressif, le mâle roux chercha presque à se faire tout petit, abaissant légèrement l'échine devant l'imposant Ronald Rusher qui attrapa sa chienne par la peau de la nuque avant de la corrigé d'une tape sur le museau. Sentant que son tour n'allais pas tardé, Thorök vint presque s'écraser au sol en faisant volte face, cherchant à ramper discrètement loin de tout ça. Mais à peine eut-il fait demi tour que face à lui avait comme apparu son maitre; Sean Goldsmith. Celui-ci l'attrapa par son harnais et le tira vers lui. Rusher l'avait rassuré quand à ce qui s'était passé, d'un signe de la tête il lui assura que rien de grave n'avait eût lieu: Les cicatrices que portait Sam venait donc toute du combat d'hier.

- Encore toi, hein! Remarqua l'homme, secouant l'animal par son harnais. Ne pouvant montrer les crocs à son maitre, le bâtard se contenta de plaquer les oreilles contre sa nuque et d'arborer une mine plutôt renfrogné. Il détestait qu'on le traite comme un chiot qui aurait pissé là où il ne fallait pas. Le mâle avait replié ses antérieurs contre son poitrail pendant que ses postérieurs pouvaient à peine continuer de toucher le sol.

- Ah, si tu savais comme j’entends parler d'toi mon gros! Tout le monde ici se plaint que tu vas embêter leurs chiennes! Comme si y'en avait pas assez dans l'attelage! Poursuivit l'homme. C'était le cas de le dire; comme s'il n'y en avait pas assez dans l'attelage. Goldsmith envoya le chien dans la neige. Allez va t-en! J'veux plus entendre parler de toi! A contrario avec Sam, la punition de Thorök avait été moindre: Son maitre avait seulement haussé la voix et l'avais jeté dans la neige avant de le faire fuir. Rien que le rouquin n'avait pût encaisser et rien qui ne l'empêcherait de recommencer à embêter son petit monde. Sean resta tout de même planté un instant pour s'assurer que le rouquin ne retourne pas chercher Sam, il le fixa durement jusqu'à ce que le bâtard s'éloigne dans les ruelles.

Légèrement concerné par le sort de la femelle - surtout s'il pouvait s'en moquer - Thorök avait quand même fait en sorte de faire un petit détour pour s'assurer que Rusher n'avait pas logé une balle dans le crâne de la chienne, il fallait avouer que dans ce cas là Thorök s'en serait voulu.

La truffe collée sur le sol, le grand bâtard avait même fait un extra en passant devant la réserve du boucher pour se saisir d'un os de porc sur lequel la viande avait été raclée. Il arrivait à peine à refermer la mâchoire dessus, ça lui donnait une allure de laquelle il ne pouvait pas vraiment être fier: Un chiot, c'est ce qu'il avait l'air d'être avec son oreille qui lui retombait devant l’œil. Mais au moins, il avait de quoi casser un peu la croute.

Il faillit se faire prendre par Rusher qui venait de lui couper la route. Surement était-il trop remonté par les événements qui étaient survenus pour faire attention au bâtard. Il revenait de son attelage où visiblement il avait attaché Sam qui s'était accommodée de son sort, couchée sur le sol enneigé de Konik. Alors qu'elle semblait s’assoupir, le grand mâle vint briser le calme en laissant lourdement tomber son os au sol, juste assez prêt pour qu'elle le remarque et juste assez loin pour qu'elle ne puisse pas l'atteindre. Tout comme la femelle, il s'étala sur le sol, les antérieurs posées sur son repas de gourmet. Il raclait le gras et le peu de viande que le boucher n'avait pas jugé nécessaire de retirer et s'attaqua ensuite bruyamment à l'os en lui même, n'ayant jusqu'à maintenant accordé aucun regard à la femelle ce qui ne tarda pas à être fait.

- J'aurais crû qu'il aille te foutre une balle dans l'crâne! Dit-il simplement, sans aucune animosité mais sans qu'il n'ait vraiment l'air de s'en préoccuper. Il continua de se battre avec son butin, glissa sa langue rose le long de l'os avant de mettre à nouveau un coup de crocs dedans, cherchant à tout pris à atteindre la moelle. Eh, pis... Tu va rester comme ça toute la journée? Le regard inquisiteur, puis il devint moqueur: Ah! C'pas chouette ça! Tu vas t'faire chier chérie! Il haussa les épaules.

Cet os, décidément, lui donnait trop de fil à retordre et ça l'agaça. Le rouquin grimaça ensuite il grogna pour finalement assener de nouveaux coups de dents dans son morceau, s’acharnant totalement dessus. Froissé, il plissa le museau et poussa lentement l'os du bout de la patte, l'approchant ainsi un peu de la femelle.

- Eh, t'en veux un morceau? Est-ce que ça cachait quelque chose? Seul l'avenir le dira. Ce qu'on en sait c'est que Thorök ne partage jamais, il le fait seulement si il en besoin.

(Buuuur, c'pas génial j'suis désolée. Niveau écriture c't'un peu nanaze xD)


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MessageSujet: Re: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   Lun 23 Nov - 14:33

Tu sentais encore la rude poigne du musher te tirer jusqu'au dehors de la ville avant de t'assoupir. Tes yeux se rouvrirent sur l'air sympathique qu'avait toujours arboré Krâal. Du même pelage que toi, seuls vos yeux vous différenciaient : les tiens orange et les siens d'azur. Etonnée de trouver ton frère qui avait rejoint les Chaspa aussi près de Konik, tu chassas rapidement la chape de plomb qui t'embrumait encore l'esprit et te dressas sur tes quatre pattes. Lui, toujours allongé, suivit ta progression et se fendit d'un autre sourire compatissant. Tu lui demandas ce qu'il faisait là, il ne se contenta que de se lever et de s'éloigner à l'opposé de Konik. Tu le hélas, le somma de rester, il n'en fit rien. Regardant déespérement ton harnais, tu tentas néanmoins de suivre ce loup avec qui tu partageais chair et sang. Tes liens cisaillant ta peau, tu t'évertuas à crocher tes griffes dans la neige ramollie par le soleil, menaçant parfois de trébucher. Poussant des hurlements à en crever un coeur, le suppliant de revenir, de ne pas te laisser aux mains de ce monde cruel qu'était le tien. Glissant pour de bon, tu te ramassas la truffe par terre.

Un bruit acheva de te réveiller. Papillonant des yeux, tu retombas brusquement sur terre et soufflas bruyamment en découvrant qui avait décidé de te rendre joyeusement visite. Ton regard retomba au sol, remarquant l'objet fort odorant que le Goldsmith venait de laisser choir au sol. Quoi? Il voulait s'amuser à t'apâter ? Le Don Juan n'avait pas autre chose à foutre que venir se pavaner avec sa trouvaille du jour ? Soufflant d'autant plus fort, tu détournas ton regard de lui avant de fermer les yeux. Il finira par se lasser. Néanmoins, un millième de seconde plus tard, tu pus entendre avec quelle délicatesse il pourlaichait son nouveau joujou. Ta mâchoire se crispa. Il finirait forcéement par se lasser. Te détendant à nouveau, tu te concentras sur le soleil t'écrasant de ses rayons en te disant que, durant la semaine suivante, nul autre moment ne pourrait être si propice au repos. Il finira par se la- C'est quand le gros roux s'attaqua clairement à l'os, raclant ses crocs comme si sa vie en dépendait, que tu rouvris brutalement les yeux pour te remettre face à cet enquiquineur professionnel. Te devançant, tu comptais bien lui faire comprendre le fond de ta pensée, il partit à nouveau dans un monologue auquel tu aurais souhaité pouvoir mettre un terme. Ca l'amusait, ce pauvre chien, de jouer avec tes nerfs encore malmenés de la veille. Les stigmates intérieures mettraient plus long encore à cicatriser que tes balafres déjà croûtées. Cela te remémorait le mauvais temps de tes débuts au sein des Rusher. Le fameux examen d'entrée où tu avais eu tellement de veine que cette dernière te poursuivait encore. A se demander, quand le vent tournerait, comment tu te débrouillerais. Peut-être effectivement que ce sera ton frère qui viendra te chercher quand tu seras prête à quitter cet attelage. Seul le temps nous le dira, de toute manière.

Cet intérêt que le roux te portait sonnait faux. Si tu ne le connaissais pas, tu pouvais néanmoins supposer que le mâle tentait de trouver une nouvelle idée pour t'ennuyer un peu plus. Malgré ta lucidité extrême - s'il fallait en venir aux crocs avec Thorök, tu n'aurais plus besoin de réfléchir au futur - tu ne pouvais t'empêcher d'imaginer un de ses bout d'oreille enserrée dans ta gueule.L'envie de lui faire ravaler sa langue, d'effacer son air méprisant et hautain ainsi qu'enfoncer son regard vairon scrutateur commençait à devenir de plus en plus tangible. Après sa tirade, il se remit avec acharnement à triturer sa trouvaille, sans succès. Il parut contrarié de ne pas arriver à en percer la couche et, d'un léger coup de museau, l'envoya valser. Il te le poussa sous le nez, comme pour te provoquer. Son ton neutre, en fait trop neutre pour ne pas être suspicieux, te fit plisser les yeux. Est-ce que tu en voulais un peu ? Evidemment que oui, comment ne pas en vouloir. Thorök avait la réputation auprès des chiennes d'être aussi charmeur que calculateur. Pas assez curieuse et trop remontée contre lui pour tenter de savoir ce qu'il pouvait manigancer, tu pris la liberté de refuser. Avec toute la diplomatie dont tu pouvais bien faire preuve à cet instant précis, envers cet individu précis.
Tu peux sans autre te carrer cet os au fond de la trachée. Avec les compliments de la maison Rusher. › Ton regard, de plus en plus mauvais, indiquait clairement la tournure que prenait votre rencontre et comment celle-ci influencerait vos rapports futurs. Le mâle s'était tellement rapproché qu'il était presque atteignable, avec un bon élan et assez de rapidité, tu pourrais même lui infliger une vilaine entaille si tu y mettais assez de coeur. En tous cas, Thorök ne faisait rien pour arranger les choses, pourquoi le faire de ton côté ? Ces satanés Goldsmith, qui se pensent inatteignables, sont trop nombrilistes pour se douter de l'effet révulsant qu'ils font à certain. De ton avis, il était temps qu'un d'eux soit remis à sa juste place.
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MessageSujet: Re: t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.   

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t'as vraiment une sale gueule. et c'est peu dire. ft THORÖK.

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